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Actualités - Chronologie

États-Unis Le départ du stratège de Clinton, un signe supplémentaire de ses difficultés

Le départ du principal stratège de Hillary Clinton est révélateur des difficultés de la campagne présidentielle de l’ex-Première dame, à deux semaines d’une primaire cruciale pour l’investiture démocrate et la course à la Maison-Blanche. Mark Penn, PDG d’une société de relations publiques proche du couple Clinton depuis la campagne de réélection de l’ancien président Bill Clinton en 1996, a perdu son poste de « stratège en chef » de l’ex-Première dame et ne sera plus consulté que pour les sondages réalisés par une de ses sociétés. « C’est assez incroyable », a commenté hier David Axelrod, l’ancien homologue de Mark Penn chez Barack Obama, rival de Mme Clinton dans la course à l’investiture démocrate. M. Axelrod a souligné, sur la chaîne de télévision MSNBC, que M. Penn était aux côtés de Mme Clinton depuis sa première campagne sénatoriale en 2000 et qu’il avait orchestré « l’indignation vertueuse » de l’équipe Clinton sur le supposé manque de conviction de M. Obama pour remettre à plat la politique commerciale. Le limogeage de M. Penn intervient après la révélation de sa rencontre la semaine dernière avec l’ambassadeur de Colombie à Washington, qui avait passé un contrat à sa société de relations publiques pour faire campagne en faveur du traité de libre-échange entre les deux pays. Mme Clinton s’est prononcée contre ce traité, et vendredi, M. Penn avait avoué une « erreur de jugement » à propos de son contact avec les autorités de Bogota, qui, du coup, vexées, ont rompu le contrat. Le faux pas de M. Penn était particulièrement embarrassant à l’approche de la primaire de l’État industriel de Pennsylvanie, où le vote ouvrier, sceptique envers le libre-échange, devrait être déterminant. La coalition syndicale « Change to Win », engagée en faveur de Barack Obama, avait réclamé le renvoi de M. Penn. Le limogeage a été annoncé dimanche soir dans un communiqué lapidaire de la chef de campagne de Mme Clinton, Maggie Williams, elle-même arrivée à son poste lors d’un précédent remaniement de l’entourage de l’ex-Première dame en février, alors que cette dernière alignait les défaites. « Après les événements des derniers jours, Mark Penn a demandé à être relevé de ses fonctions de stratège en chef de la campagne Clinton », écrivait Mme Williams. Ce remaniement intervient à deux semaines de la primaire de Pennsylvanie, le 22 avril. Les analystes s’attendent à une victoire confortable de Mme Clinton, qui ne devrait cependant pas lui permettre de combler significativement son retard sur M. Obama. Alors que 10 États et territoires seulement restent à consulter sur l’investiture démocrate, l’ex-Première dame est créditée par le site indépendant RealClearPolitics de 1 502 délégués à la convention du parti, officiellement chargée de désigner un candidat fin août. M. Obama a le soutien de 1 637 délégués, loin encore cependant des 2 025 qui lui assureraient à coup sûr l’investiture. On attribue à Mark Penn d’avoir forgé l’image de fermeté et de compétence de Mme Clinton, et d’avoir inspiré le clip télévisé le plus connu de sa campagne : « Il est trois heures du matin, les enfants sont tranquillement endormis et le téléphone rouge de la Maison-Blanche sonne... » M. Penn entretient des relations notoirement mauvaises avec plusieurs collaborateurs de Mme Clinton, en particulier son directeur de communication et nouveau stratège Howard Wolfson. Certains lui ont reproché de ne pas avoir « humanisé » Mme Clinton face à un Barack Obama charismatique qui électrise les foules. Il est l’auteur du livre de marketing politique Microtrends (Microtendances), où il analyse la segmentation de la société américaine en de multiples centres d’intérêt, à l’opposé exact du message de rassemblement de M. Obama.
Le départ du principal stratège de Hillary Clinton est révélateur des difficultés de la campagne présidentielle de l’ex-Première dame, à deux semaines d’une primaire cruciale pour l’investiture démocrate et la course à la Maison-Blanche.
Mark Penn, PDG d’une société de relations publiques proche du couple Clinton depuis la campagne de réélection de l’ancien président Bill Clinton en 1996, a perdu son poste de « stratège en chef » de l’ex-Première dame et ne sera plus consulté que pour les sondages réalisés par une de ses sociétés. « C’est assez incroyable », a commenté hier David Axelrod, l’ancien homologue de Mark Penn chez Barack Obama, rival de Mme Clinton dans la course à l’investiture démocrate. M. Axelrod a souligné, sur la chaîne de télévision MSNBC, que M. Penn était aux...