Le dissident Hu Jia condamné
à trois ans et demi de prison
le 04 avril 2008 à 00h00
La Chine a condamné hier Hu Jia à trois ans et demi de prison, deuxième sanction sévère à l’encontre d’un dissident à quatre mois des Jeux olympiques, qui a provoqué l’irritation d’une partie de la communauté internationale. Hu Jia, une des voix les plus critiques du régime communiste, était accusé de tentative de subversion du pouvoir de l’État. L’agence officielle Chine Nouvelle a annoncé le verdict en parlant du « crime » commis par le dissident qui a aussi été privé de ses droits politiques pendant un an. « C’est injuste. Leur preuve, c’est qu’il a publié sur l’Internet cinq articles qu’il avait écrits et donné deux interviews avec la presse étrangère, ce n’est pas juste », a déclaré sa femme Zeng Jinyan, en pleurs, à sa sortie du tribunal. Il s’agit de la deuxième condamnation à la prison d’un opposant chinois en dix jours, après celle de Yang Chunlin, qui avait fait diffuser une lettre ouverte sous le slogan : « Nous voulons les droits de l’homme, pas des Jeux olympiques. » Arrêté en décembre alors qu’il était en résidence surveillée, le militant avait dénoncé le non-respect par Pékin de ses engagements en faveur des droits de l’homme, pris pour obtenir l’organisation des JO. Européens et Américains étaient intervenus auprès des autorités chinoises. À l’annonce du verdict, l’Union européenne a de nouveau réclamé sa libération. Pour Amnesty International, le verdict constitue « un avertissement pour les autres activistes ».
La Chine a condamné hier Hu Jia à trois ans et demi de prison, deuxième sanction sévère à l’encontre d’un dissident à quatre mois des Jeux olympiques, qui a provoqué l’irritation d’une partie de la communauté internationale. Hu Jia, une des voix les plus critiques du régime communiste, était accusé de tentative de subversion du pouvoir de l’État. L’agence officielle Chine Nouvelle a annoncé le verdict en parlant du « crime » commis par le dissident qui a aussi été privé de ses droits politiques pendant un an. « C’est injuste. Leur preuve, c’est qu’il a publié sur l’Internet cinq articles qu’il avait écrits et donné deux interviews avec la presse étrangère, ce n’est pas juste », a déclaré sa femme Zeng Jinyan, en pleurs, à sa sortie du tribunal. Il s’agit de la deuxième condamnation...
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