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Fadlallah : « La France a perdu sa neutralité » au Proche-Orient

La France a perdu sa neutralité sur la scène du Proche-Orient et « punit » les détracteurs d’Israël chez elle, a estimé hier l’uléma chiite Mohammad Hussein Fadlallah. « Nous ne pouvons plus considérer (la France) comme une partie neutre dans ce qui se passe dans la région », a déclaré l’uléma Fadlallah dans un communiqué. « En approuvant les crimes et massacres perpétrés en Palestine, la France en est devenue une associée », a-t-il ajouté. Le chef religieux, dont l’influence s’étend au-delà du Liban, accuse par ailleurs la France de « punir » les détracteurs d’Israël chez elle, faisant référence au limogeage d’un haut fonctionnaire français, Bruno Guigue, consécutif à la publication d’une tribune « violemment anti-israélienne » sur un site Internet. Dans sa tribune publiée le 13 mars sur le site Internet Oumma.com, M. Guigue estimait notamment qu’Israël était « le seul État au monde dont les snipers abattent des fillettes à la sortie des écoles ». Il ironisait également sur les « geôles israéliennes, où, grâce à la loi religieuse, on s’interrompt de torturer pendant le Shabbat ». Mohammad Hussein Fadlallah a également fustigé la place d’invité d’honneur accordée par la France à Israël lors du Salon du livre, voyant dans ce geste un exemple supplémentaire de la position « partiale » française dans les affaires du Proche-Orient. Plusieurs pays arabes, dont le Liban, ont boycotté le Salon du livre qui s’est tenu à Paris à la mi-mars. « Ces faits placent la France, en tant qu’État, sur le banc des accusés, et prouvent sa soumission à Israël et au sionisme mondial », poursuit l’uléma Fadlallah, affirmant que « les juifs contrôlent des positions essentielles dans le cadre politique européen » et que les États européens « continuent de vivre le complexe du nazisme ». Cependant, l’uléma a souligné qu’il ne visait pas « l’Occident tout entier ni la France tout entière ».
La France a perdu sa neutralité sur la scène du Proche-Orient et « punit » les détracteurs d’Israël chez elle, a estimé hier l’uléma chiite Mohammad Hussein Fadlallah.
« Nous ne pouvons plus considérer (la France) comme une partie neutre dans ce qui se passe dans la région », a déclaré l’uléma Fadlallah dans un communiqué.
« En approuvant les crimes et massacres perpétrés en Palestine, la France en est devenue une associée », a-t-il ajouté.
Le chef religieux, dont l’influence s’étend au-delà du Liban, accuse par ailleurs la France de « punir » les détracteurs d’Israël chez elle, faisant référence au limogeage d’un haut fonctionnaire français, Bruno Guigue, consécutif à la publication d’une tribune « violemment anti-israélienne » sur un site Internet.
Dans sa tribune...