Tels des monstres, ils prennent possession des routes à toute heure du jour et de la nuit, empestant l’air de leur étouffante fumée noire, assourdissant la ville de leurs tonitruants klaxons, sans le moindre respect pour les quatre-roues, les piétons ou même les paisibles habitants.
Maîtres des routes, les poids lourds s’imposent, imposent, disposent… et indisposent, semant la mort et la panique dans l’indifférence la plus totale.
Hier à Masnaa, il y a quelques mois à Hazmieh, ils ont fauché d’innocentes vies par négligence. Impunément. Car ils ont tout simplement oublié de vérifier leurs freins. Car ils dévalent les pentes à tombeau ouvert, quitte à perdre le contrôle de leur véhicule. Car ils débordent de cargaisons qu’ils entassent pêle-mêle, méprisants des standards et des normes de sécurité.
Rien qu’en ville, il faut les voir prendre d’assaut les carrefours, irrespectueux des feux de signalisation et des priorités, tout aussi irrespectueux des flics postés là et qui, il est vrai, pourraient mieux faire en matière d’autorité. Indifférents aux règles les plus élémentaires de la courtoisie, ils multiplient les queues de poisson et s’engagent parfois dans de véritables slaloms entre les voitures, histoire de gagner quelques précieuses minutes. Il n’est également pas rare de croiser un porte-conteneur bloqué sous un pont, le chauffeur n’ayant même pas pris la peine de lire la hauteur maximale autorisée.
Sur les routes de montagne, c’est une anarchie tout aussi semblable et tout aussi meurtrière que ces six-roues font régner. Occupant la totalité de la chaussée, ils empêchent quiconque de les dépasser, peu soucieux des longues files de voitures piaffant d’impatience qui se forment dans leur sillage. Et gare à la voiture ou au camion qui les devance et qui roule trop lentement à leur gré. Non seulement ils éblouiront le conducteur en multipliant appels de phares et klaxons assourdissants, mais ils le talonneront de près, pare-choc contre pare-choc, pour lui ôter l’envie de leur résister.
C’est avec rage que ces chauffards de camionneurs finiront par doubler le conducteur récalcitrant, peu soucieux d’avoir blanchi les cheveux des automobilistes de la voie d’en face, au risque d’être responsables d’accidents spectaculaires.
Qu’attend-on pour réglementer la circulation des poids lourds au Liban ? Que davantage d’accidents mortels viennent s’ajouter à la liste qui s’allonge au quotidien ?
Tels des monstres, ils prennent possession des routes à toute heure du jour et de la nuit, empestant l’air de leur étouffante fumée noire, assourdissant la ville de leurs tonitruants klaxons, sans le moindre respect pour les quatre-roues, les piétons ou même les paisibles habitants.
Maîtres des routes, les poids lourds s’imposent, imposent, disposent… et indisposent, semant la mort et la panique dans l’indifférence la plus totale.
Hier à Masnaa, il y a quelques mois à Hazmieh, ils ont fauché d’innocentes vies par négligence. Impunément. Car ils ont tout simplement oublié de vérifier leurs freins. Car ils dévalent les pentes à tombeau ouvert, quitte à perdre le contrôle de leur véhicule. Car ils débordent de cargaisons qu’ils entassent pêle-mêle, méprisants des standards et des normes de sécurité....
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.