Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Trêve syrienne de circonstance sur le front libanais, affirme Fatfat

À en croire Ahmad Fatfat « Damas a donné à ses alliés du cru un mot d’ordre leur enjoignant de ne pas faire de vagues durant le sommet, pour qu’il se déroule dans le calme ». Le ministre de la Jeunesse et des Sports, intervenant sur les ondes d’une radio locale, a affirmé « qu’il n’est plus possible de continuer à se mentir sur le plan politique. Il faut dire les choses comme elles sont vraiment ». Pour lui, la distinction s’impose : « Il n’y a pas de boycott libanais du sommet, mais une décision de ne pas y participer. Pour de multiples raisons, dont l’absence d’un président de la République. Nous ne saurions être présents quand nous n’en avons toujours pas, parce que l’instance qu’il incarne est par nature même déterminante dans notre régime politique. La deuxième raison justificative se rapporte au rôle négatif que joue la Syrie sur la scène libanaise. Ce que le président Siniora a clairement souligné dans son message au sommet et aux Libanais. » Le ministre juge qu’à présent « la Ligue subit un test important de crédibilité, au niveau de l’application de l’initiative arabe. Le contentieux syro-libanais doit être traité sans détour». Il a, naturellement, abondé dans le sens du président Siniora sur la nécessité de relations bilatérales fondées sur le respect mutuel de l’indépendance et de la souveraineté des deux pays. Dans ce cadre, le ministre Fatfat estime qu’une table ronde syro-libanaise doit être engagée « pour résoudre les différends ». La main tendue Après avoir assuré que le 14 Mars tend la main à tous, pour un dialogue ouvert, Fatfat se tourne vers l’opposition pour lui demander d’indiquer quelles sont au juste ses vues sur le Liban. Pour savoir « si elle persiste à vouloir que ce pays reste une lice pour les règlements de comptes internationaux et régionaux ». Il critique le président Berry pour sa fermeture prolongée de la Chambre, lui reprochant « de se conduire en pôle confessionnel ». Et « de tenir des propos aussi inexacts que déplacés sur le député Saad Hariri ». Le pôle du 14 Mars répète qu’une solution passe d’abord par la présidentielle et que le gouvernement ne rendra pas son tablier avant que l’élection ne soit assurée. Précisant que toute disposition à cette fin serait prise après consultation de Bkerké. Pour lui, il ne faudrait pas voir dans un élargissement du cabinet un geste de provocation ou de défi. Il affirme ensuite que les appréhensions relatives à l’après-sommet « résultent des interrogations que l’on se pose toujours au sujet de la manière de voir de la partie syrienne quant à ses relations avec le Liban. Que cela soit sur le plan politique ou sur le plan sécuritaire ». Le ministre salue ensuite la proposition algérienne de former un comité de leaders arabes afin de traiter les conflits interarabes « dont le nucléus reste le conflit libano-syrien. » Abordant le rapport Bellemare, dans une déclaration à l’AFP, le ministre Fatfat y voit « une avancée importante. Les nouveaux éléments de l’enquête laissent penser que les choses s’accélèrent et que les inculpations ne vont pas tarder ». Il a enfin souligné l’importance du lien relevé par le rapport entre l’assassinat de Rafic Hariri et les autres meurtres ayant visé des personnalités indépendantistes, « car tous les crimes ont visé une seule partie politique ».
À en croire Ahmad Fatfat « Damas a donné à ses alliés du cru un mot d’ordre leur enjoignant de ne pas faire de vagues durant le sommet, pour qu’il se déroule dans le calme ». Le ministre de la Jeunesse et des Sports, intervenant sur les ondes d’une radio locale, a affirmé « qu’il n’est plus possible de continuer à se mentir sur le plan politique. Il faut dire les choses comme elles sont vraiment ».
Pour lui, la distinction s’impose : « Il n’y a pas de boycott libanais du sommet, mais une décision de ne pas y participer. Pour de multiples raisons, dont l’absence d’un président de la République. Nous ne saurions être présents quand nous n’en avons toujours pas, parce que l’instance qu’il incarne est par nature même déterminante dans notre régime politique. La deuxième raison justificative se...