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Actualités - Chronologie

Le boycott libanais critiqué par Amal et le Hezbollah

Plusieurs voix de l’opposition ont critiqué hier l’absence du Liban au sommet arabe de Damas et dénoncé les pressions américaines exercées dans les coulisses pour faire échec à cette rencontre. Le ministre démissionnaire, Mohammad Fneich, a accusé hier l’équipe au pouvoir d’avoir contribué à « exaspérer les divisions arabes », en boycottant le sommet de Damas. S’adressant aux pays qui ont également décidé de ne pas y participer, il s’est demandé : « S’il n’y avait pas de divergences interarabes, à quoi serviraient alors les sommets ? » Et d’ajouter : « Nous n’avons jamais misé sur les sommets arabes qui, pas une fois, n’ont réussi à réaliser les promesses faites aux peuples. » M. Fneich a cependant estimé que l’absence du Liban à ce sommet, « nonobstant la position du Hezbollah au sujet des sommets arabes en général, exprime un parti pris en faveur de la politique américaine qui ne veut pas que les Arabes puissent unifier leurs positions ». De son côté, le député d’Amal, Ali Khreiss, a estimé que la position prise par le gouvernement de ne pas prendre part au sommet « est une initiative impulsive et n’exprime pas l’orientation générale des Libanais et leur opinion sur la nature des relations avec le monde arabe, ce qui constitue une première du genre dans l’histoire politique du Liban », a-t-il dit. Pour sa part, le membre du bureau politique d’Amal, Ali Sleimane, a indiqué que des pressions US ont été « exercées contre la Syrie, l’arabité et les peuples de la région ». M. Sleimane a en outre accusé le gouvernement libanais d’avoir « décidé de boycotter le sommet à la demande des États-Unis, en vue notamment de faire échec à l’initiative arabe » pour un règlement de la crise libanaise. « Les Américains ont cherché à faire avorter les initiatives arabes en vue de promouvoir un congrès international sur la question libanaise. » Le mufti jaafarite de Baalbeck et de la Békaa a affirmé pour sa part que si « nous étions capables de tenir devant nos gouvernants les propos qu’il faut, en revendiquant nos droits, la nation arabe n’en serait pas arrivée là. La question n’est pas liée au chiisme ou au sunnisme. Les Libanais sont sur le point de s’entretuer sur terre et au ciel. C’est ainsi que nous perdrons et la terre et le ciel », a-t-il conclu.
Plusieurs voix de l’opposition ont critiqué hier l’absence du Liban au sommet arabe de Damas et dénoncé les pressions américaines exercées dans les coulisses pour faire échec à cette rencontre.
Le ministre démissionnaire, Mohammad Fneich, a accusé hier l’équipe au pouvoir d’avoir contribué à « exaspérer les divisions arabes », en boycottant le sommet de Damas. S’adressant aux pays qui ont également décidé de ne pas y participer, il s’est demandé : « S’il n’y avait pas de divergences interarabes, à quoi serviraient alors les sommets ? »
Et d’ajouter : « Nous n’avons jamais misé sur les sommets arabes qui, pas une fois, n’ont réussi à réaliser les promesses faites aux peuples. »
M. Fneich a cependant estimé que l’absence du Liban à ce sommet, « nonobstant la position du Hezbollah...