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Les autorités algériennes suspendent 13 temples et lieux de prière

Treize temples et lieux de prière, situés la plupart en Kabylie, ont été suspendus par les autorités algériennes, a annoncé hier à l’AFP le pasteur Moustapha Krim, président de l’Église protestante d’Algérie. « Treize temples, dont 11 à Tizi Ouzou, un à Béjaïa et un à Bouira (est d’Alger), ont été fermés sur injonction des autorités locales », a déclaré le pasteur. Les responsables de ces lieux de culte avaient auparavant reçu des notifications des sous-préfets de la région leur demandant de suspendre leurs activités en attendant de recevoir un « certificat de conformité » pour l’exercice de leur culte. « Aucun motif n’a été donné à ces responsables à l’appui de cette décision », a indiqué le pasteur Krim, qui a annoncé avoir introduit un recours auprès du préfet de Tizi Ouzou. Cette décision a été prise dans le cadre de la nouvelle loi de février 2006 exigeant une autorisation préfectorale pour l’exercice du culte des non-musulmans. L’exercice du culte non-musulman est reconnu par la Constitution algérienne qui reconnaît également la liberté de conscience. Une vive polémique oppose depuis plusieurs semaines responsables religieux musulmans et dignitaires chrétiens, accusés de prosélytisme. Les critiques s’adressent essentiellement à l’Église évangélique qui compterait quelque 50 000 adeptes dont 10 000 pratiquants, regroupés dans 33 communautés, selon Moustapha Krim. Selon le ministère des Affaires religieuses, l’Algérie compte seulement 11 000 chrétiens, toutes obédiences confondues, en majorité catholiques, sur 33 millions d’habitants. Les autorités avaient auparavant refusé de renouveler le titre de séjour du pasteur américain Hugh Johnson, 74 ans, ex-président de l’Église protestante d’Algérie, à la retraite depuis 2006. Alger lui a demandé de quitter le territoire avant le 11 mars. Le recours du pasteur est en cours d’examen devant le Conseil d’État. Une centaine de journalistes et intellectuels algériens ont signé « un appel à la tolérance et pour le respect des libertés (...) en faveur des chrétiens harcelés pour délit de prière », publié depuis plusieurs jours par l’un des principaux quotidiens francophones algériens el-Watan.
Treize temples et lieux de prière, situés la plupart en Kabylie, ont été suspendus par les autorités algériennes, a annoncé hier à l’AFP le pasteur Moustapha Krim, président de l’Église protestante d’Algérie. « Treize temples, dont 11 à Tizi Ouzou, un à Béjaïa et un à Bouira (est d’Alger), ont été fermés sur injonction des autorités locales », a déclaré le pasteur. Les responsables de ces lieux de culte avaient auparavant reçu des notifications des sous-préfets de la région leur demandant de suspendre leurs activités en attendant de recevoir un « certificat de conformité » pour l’exercice de leur culte. « Aucun motif n’a été donné à ces responsables à l’appui de cette décision », a indiqué le pasteur Krim, qui a annoncé avoir introduit un recours auprès du préfet de Tizi...