C’est l’histoire d’un homme amoureux de Madrid et qui, à l’époque où cette ville ne s’était pas encore réveillée de sa léthargie après l’époque franquiste, a su lui redonner sa jeunesse et sa fougue. Armé de sa caméra super 8, Pedro Almodovar va assouvir sa soif d’images et illustrer Madrid dans tous ses états. À la fois pudique et exubérant, provocateur mais fidèle à sa culture espagnole, le cinéaste reproduit d’abord des images agressives voire subversives, mais aborde par la suite des histoires complexes et des récits qui s’adressent directement à l’inconscient. Toute la première partie de sa filmographie sera le reflet de la «?Movida?», ce phénomène de libération culturelle de la société madrilène. en faisant fi de la morale, Almodovar sait pourtant mettre en évidence l’amitié et l’amour. Dans ses œuvres chaotiques, les prostituées se mêlent aux nonnes et le trash à la mélancolie et aux grands sentiments. La musique et la danse sont omniprésentes. Ainsi que les femmes?; et si elles changent de noms au fil des années, elles ont tout le temps le même profil. Carmen Maura, Cecilia Roth, Marisa Paredes mais également Victoria Abril, et Pénélope Cruz, elles ont toutes été habitées par le feu sacré d’Almodovar. Le réalisateur aime à filmer les désœuvrés, les désenchantés, les marginaux de la société mais sous son objectif, les personnages deviennent toujours meilleurs.
Sa première égérie s’appelle Carmen Maura. Elle se plie à toutes les volontés du maître. Il peut faire ce qu’il veut d’elle. Elle est l’incarnation de tous ses fantasmes et la somme de toutes ses peurs. L’actrice à son tour le propulse au premier rang des cinéastes espagnols?; il devient le seul après Bunuel à avoir sorti l’Espagne de son isolement. Avec les autres, comme Cruz, Abril ou l’Argentine Roth, Pedro Almodovar devient à la mode et son groupe de femmes (toujours en clans), injecté parfois d’un mâle comme Antonio Banderas ou Javier Bardem, traversent les cycles de la vie et de Madrid précédés par leur guide Almodovar.
C’est l’histoire d’un homme amoureux de Madrid et qui, à l’époque où cette ville ne s’était pas encore réveillée de sa léthargie après l’époque franquiste, a su lui redonner sa jeunesse et sa fougue. Armé de sa caméra super 8, Pedro Almodovar va assouvir sa soif d’images et illustrer Madrid dans tous ses états. À la fois pudique et exubérant, provocateur mais fidèle à sa culture espagnole, le cinéaste reproduit d’abord des images agressives voire subversives, mais aborde par la suite des histoires complexes et des récits qui s’adressent directement à l’inconscient. Toute la première partie de sa filmographie sera le reflet de la «?Movida?», ce phénomène de libération culturelle de la société madrilène. en faisant fi de la morale, Almodovar sait pourtant mettre en évidence l’amitié et...
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