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FinanceS Merrill Lynch maintient sa recommandation à « sous-pondérer » la dette externe libanaise

La banque américaine Merrill Lynch a maintenu sa recommandation sur les eurobonds libanais à « sous-pondérer » dans son modèle de portefeuille sur la dette des marchés émergents de mars, cité par le Lebanon This Week, le bulletin hebdomadaire de la Byblos Bank. Merrill Lynch a expliqué cette décision par les perspectives politiques négatives, après avoir changé sa recommandation de « surpondérer » à « sous-pondérer » en avril dernier, suite à la détérioration du climat politique. La banque estime ainsi que les reports successifs de l’élection présidentielle ont accentué la polarisation politique. Les espoirs d’une élection prochaine sont faibles, poursuit la banque, du moins avant le sommet arabe à Damas, prévu fin mars. Pour Merrill Lynch, ces développements politiques se combinent mal avec des finances publiques déjà faibles. D’autant que la dégradation de la note souveraine du Liban par l’agence Standard & Poor’s à CCC+ a rendu la situation encore plus difficile. La banque estime qu’en l’absence d’une solution politique prochaine, la « soutenabilité » de la dette libanaise deviendra un problème significatif, l’impasse politique ayant ralenti le flux d’aides internationales promises à Paris III et retardé le processus de privatisation. Toutefois, grâce à la solidité du secteur bancaire local et des détenteurs locaux de dette externe, la « soutenabilité » de la dette n’est pas un problème à court terme. Le Liban pourra probablement rééchelonner la dette arrivée à échéance en 2008, avec l’aide du secteur public et de la Banque centrale, tandis que les Arabes seront appelés à financer le déficit public, notamment l’Arabie saoudite et le Koweït, à travers des dépôts à la BDL. Mais avec 75 % des dépôts bancaires à échéance de moins d’un mois, les perspectives du crédit restent étroitement liées à la situation politique pour le moment, souligne la banque. L’allocation du Liban dans le portefeuille a été de 2,2 % en mars, le même niveau qu’en février et janvier, mais en baisse par rapport aux 2,5 % du dernier trimestre de 2007, aux 2,6 % de septembre, aux 2,8 % d’août et aux 2,7 % de juillet. L’allocation du Liban reste toutefois la plus élevée après celles de la Turquie et de la Russie dans la région de l’Europe émergente, du Moyen-Orient et de l’Afrique (EMEA). Le Liban a également enregistré le quatrième rendement le plus élevé parmi les 13 pays EMEA, 2,18 %, au cours des deux premiers mois de 2008.
La banque américaine Merrill Lynch a maintenu sa recommandation sur les eurobonds libanais à « sous-pondérer » dans son modèle de portefeuille sur la dette des marchés émergents de mars, cité par le Lebanon This Week, le bulletin hebdomadaire de la Byblos Bank.
Merrill Lynch a expliqué cette décision par les perspectives politiques négatives, après avoir changé sa recommandation de « surpondérer » à « sous-pondérer » en avril dernier, suite à la détérioration du climat politique. La banque estime ainsi que les reports successifs de l’élection présidentielle ont accentué la polarisation politique. Les espoirs d’une élection prochaine sont faibles, poursuit la banque, du moins avant le sommet arabe à Damas, prévu fin mars.
Pour Merrill Lynch, ces développements politiques se combinent mal avec des...