Étude
Les tsunamis en Méditerranée pourraient
être plus fréquents que prévu
le 10 mars 2008 à 00h00
Les délais entre deux tremblements de terre et tsunamis comparables à ceux qui ont ravagé la Méditerranée orientale en 365 après Jésus-Christ pourraient être plus courts que l’on pensait jusqu’à présent, rapporte une étude à paraître aujourd’hui dans la revue Nature Geoscience.
De tels événements pourraient se produire tous les 800 ans, et non 5 000 comme l’on pensait jusqu’alors, selon cet article publié en ligne, qui prend en compte les études les plus récentes sur la tectonique de la région méditerranéenne.
Les nouvelles recherches, selon les auteurs de l’étude, montrent qu’une faille, jusqu’ici négligée, pourrait être à l’origine du grand tremblement de terre qui a détruit Alexandrie, tué des milliers d’habitants des zones côtières, de la région du Nil à celle où se situe actuellement la ville de Dubrovnik.
Les sismologues pensaient jusqu’à présent que l’épicentre était situé sous la Crète, à l’interface d’une zone de subduction, là où une plaque tectonique s’enfonce sous une autre de densité plus faible. Mais les auteurs de l’article, travaillant sous la conduite du professeur Beth Shaw, de l’Université de Cambridge (Angleterre), estiment que son origine se situerait plutôt sur une faille dans la plaque supérieure.
En reconstruisant ce tremblement de terre et le tsunami induit, les chercheurs estiment qu’il « s’est produit sur une faille d’environ 100 km de long, plongeant vers le nord-est à 30° en partant de la Fosse hellénique, jusqu’à une profondeur de 45 km ». Elle serait capable de déclencher des séismes avec tsunamis, « rares mais très importants », tous les 5 000 ans.
Et si les mêmes processus se produisent tout le long de la Fosse hellénique (un séisme-tsunami aurait eu lieu près de Rhodes en 1303), de tels événements pourraient se reproduire dans la région de la Méditerranée orientale tous les 800 ans, selon eux.
Le fait qu’il n’y en ait eu qu’un (en 1303) dans les 1 650 dernières années « devrait attirer notre attention sur le risque actuel de tsunami en Méditerranée orientale », soulignent les chercheurs. La répétition d’un tremblement de terre tel que le séisme de 365 « aurait des conséquences catastrophiques pour les zones côtières de la Méditerranée, qui abritent une forte densité de population », soulignent-ils.
Des appels à la vigilance ont été lancés à plusieurs reprises par les spécialistes des pays voisins du bassin méditerranéen, et un Groupe intergouvernemental de coordination (GIC) du système d’alerte rapide aux tsunamis en Méditerranée a été lancé en 2005 sous l’impulsion de la commission océanographique internationale de l’Unesco.
Les délais entre deux tremblements de terre et tsunamis comparables à ceux qui ont ravagé la Méditerranée orientale en 365 après Jésus-Christ pourraient être plus courts que l’on pensait jusqu’à présent, rapporte une étude à paraître aujourd’hui dans la revue Nature Geoscience.
De tels événements pourraient se produire tous les 800 ans, et non 5 000 comme l’on pensait jusqu’alors, selon cet article publié en ligne, qui prend en compte les études les plus récentes sur la tectonique de la région méditerranéenne.
Les nouvelles recherches, selon les auteurs de l’étude, montrent qu’une faille, jusqu’ici négligée, pourrait être à l’origine du grand tremblement de terre qui a détruit Alexandrie, tué des milliers d’habitants des zones côtières, de la région du Nil à celle où se situe...
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