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Sadr explique son « retrait » par des divisions au sein de son mouvement

Le jeune chef chiite irakien Moqtada Sadr (photo) a reconnu hier que son mouvement, l’Armée du mahdi, est traversé par des divisions qui expliquent son retrait depuis plusieurs mois et son absence d’apparitions publiques. « Beaucoup de mes proches m’ont quitté pour des raisons matérielles et leur volonté d’indépendance. Ceci a été l’une des raisons de ma rupture », a affirmé M. Sadr dans un communiqué publié dans la ville sainte de Najaf, où se trouve le quartier général de son mouvement. « Les nombreuses personnes qui n’ont pas regagné leur hawza (l’école religieuse du courant sadriste) s’en sont séparées (...) », explique ce communiqué. Elles « se sont plongées dans les méandres de la vie politique, alors que nous les croyions loyales, ce qui m’a convaincu de m’isoler », ajoute le texte. Se montrant presque désenchanté, le chef chiite a également expliqué son retrait de la vie politique par les « réelles divisions » régnant au sein de la classe politique irakienne. « J’ai choisi d’en rester éloigné jusqu’à ce que je trouve une raison de revenir », a-t-il ajouté. Il a aussi indiqué qu’il souhaitait approfondir ses études en théologie, comme le lui avait recommandé, dit-il, son père, le défunt Mohammad Baqer Sadr, éliminé par l’ancien dictateur irakien Saddam Hussein. Mais, a-t-il ajouté à l’adresse de ses partisans, « je jure que je vis avec vous et parmi vous. Je suis une partie de vous. Je ne changerai pas jusqu’à la mort ». Moqtada Sadr, qui semble avoir modéré ses positions, n’est pas apparu en public depuis plusieurs mois et ne s’exprime qu’à travers son porte-parole ou par communiqués, diffusés par son bureau de Najaf. Il pourrait résider en Iran, selon l’armée américaine.
Le jeune chef chiite irakien Moqtada Sadr (photo) a reconnu hier que son mouvement, l’Armée du mahdi, est traversé par des divisions qui expliquent son retrait depuis plusieurs mois et son absence d’apparitions publiques. « Beaucoup de mes proches m’ont quitté pour des raisons matérielles et leur volonté d’indépendance. Ceci a été l’une des raisons de ma rupture », a affirmé M. Sadr dans un communiqué publié dans la ville sainte de Najaf, où se trouve le quartier général de son mouvement. « Les nombreuses personnes qui n’ont pas regagné leur hawza (l’école religieuse du courant sadriste) s’en sont séparées (...) », explique ce communiqué. Elles « se sont plongées dans les méandres de la vie politique, alors que nous les croyions loyales, ce qui m’a convaincu de m’isoler », ajoute le texte....