L’attentat de Jérusalem suscite une
forte réprobation dans le monde
le 08 mars 2008 à 00h00
L’attentat de jeudi en Israël, le plus meurtrier depuis quatre ans à Jérusalem, a suscité une forte réprobation dans le monde et une profonde inquiétude pour des discussions de paix déjà fragiles, mais aussi le mutisme des pays arabes et la joie de groupes anti-israéliens.
Réuni en urgence jeudi soir, le Conseil de sécurité de l’ONU n’a pu s’entendre sur un texte condamnant l’attaque, la Libye insistant pour la lier aux récents événements de Gaza, ont indiqué les diplomates. Le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon a en revanche « condamné dans les termes les plus forts » un « attentat sauvage », qui a coûté la vie à huit adolescents israéliens d’une école talmudique de Jérusalem-Ouest et a été revendiqué vendredi par un responsable du Hamas. M. Ban s’est dit « profondément préoccupé par la menace potentielle que représente la poursuite des actes de violence et de terrorisme pour le processus politique ».
Washington a réagi à la fois par l’intermédiaire de sa secrétaire d’État Condoleezza Rice, qui a évoqué un « acte de terreur et de perversion », et du président George W. Bush, qui a souligné que son pays se tenait « fermement aux côtés d’Israël ». La Maison-Blanche a par ailleurs jugé « répugnantes » les célébrations qui ont suivi l’attentat à Gaza et critiqué implicitement l’absence de réaction des pays arabes modérés.
Hier, au sein du monde arabo-musulman, seule l’Organisation de la conférence islamique (OCI) a condamné l’attaque, par la voix de son secrétaire général, Ekmeleddin Ihsanoglu, qui a toutefois rappelé les souffrances des Palestiniens. Une condamnation aussi rapide d’un attentat anti-israélien est inhabituelle pour l’OCI, qui regroupe parmi ses 57 membres des pays comme l’Iran.
« C’est clairement une tentative de porter un coup au cœur du processus de paix », a également jugé le Premier ministre britannique Gordon Brown. Les autres capitales européennes ont condamné avec force, le président français Nicolas Sarkozy parlant d’acte « lâche et barbare » tandis que la chancelière Angela Merkel se disait « atterrée ». Dans un communiqué, la présidence slovène de l’Union européenne a condamné ce type d’« actes de terreur cruels inacceptables ». La réprobation est également venue de Russie – « sans réserve » –, du Canada ou encore de la Turquie.
L’attentat de jeudi en Israël, le plus meurtrier depuis quatre ans à Jérusalem, a suscité une forte réprobation dans le monde et une profonde inquiétude pour des discussions de paix déjà fragiles, mais aussi le mutisme des pays arabes et la joie de groupes anti-israéliens.
Réuni en urgence jeudi soir, le Conseil de sécurité de l’ONU n’a pu s’entendre sur un texte condamnant l’attaque, la Libye insistant pour la lier aux récents événements de Gaza, ont indiqué les diplomates. Le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon a en revanche « condamné dans les termes les plus forts » un « attentat sauvage », qui a coûté la vie à huit adolescents israéliens d’une école talmudique de Jérusalem-Ouest et a été revendiqué vendredi par un responsable du Hamas. M. Ban s’est dit « profondément...
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