Pétrole
Les cours du brut franchement installés au-dessus des 100 dollars
le 28 février 2008 à 00h00
Les cours du pétrole ont dépassé hier les 102 dollars le baril à New York, l’or noir profitant d’une série de craintes sur l’offre, de la dépréciation continue du dollar, de la politique de défense des prix menée par l’OPEP et d’un afflux de spéculateurs sur le marché.
À New York, le baril de « light sweet crude » pour livraison en avril s’est propulsé avant-hier au prix jamais vu de 102,08 dollars, tandis qu’à Londres le baril de Brent de la mer du Nord a touché 100,53 dollars, un record également.
Après une forte baisse en janvier, la course en avant de l’or noir a repris de plus belle en février et les cours se sont franchement installés au-dessus des 100 dollars le baril, un seuil brièvement franchi pour la première fois le 2 janvier.
La toute dernière poussée a été déclenchée avant-hier par une chute du dollar face à la monnaie unique européenne, un facteur soutenant les cours depuis des mois. La monnaie unique européenne a dépassé ce jour-là pour la première fois le seuil de 1,50 dollar pour un euro, et elle a atteint hier un nouveau sommet à 1,5088 dollar.
« La faiblesse du dollar a accentué la poussée des prix, mais ce sont des facteurs fondamentaux qui ont soutenu les cours » au départ, estimait néanmoins Costanza Jacazio, analyste de la banque Barclays Capital.
La spirale haussière amorcée début février s’est appuyée en effet sur une série de craintes sur l’offre d’hydrocarbures : à une montée des violences au Nigeria, le premier producteur de brut africain, s’est greffé début février un bras de fer juridique entre le géant pétrolier ExxonMobil et le Venezuela, accompagné de menaces du président Chavez de ne plus livrer de pétrole aux États-Unis.
La semaine dernière, les tensions géopolitiques sont encore montées d’un cran avec l’incursion turque contre les rebelles indépendantistes kurdes réfugiés dans le nord de l’Irak. Enfin, le contentieux entre l’Iran et l’Occident au sujet du programme controversé d’enrichissement nucléaire mené par Téhéran continue d’inquiéter le marché.
L’attitude de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), qui fournit 40 % environ du pétrole mondial, a également joué. Depuis une semaine, le marché craint que le cartel pétrolier réduise son offre le 5 mars à Vienne, pour défendre les prix du pétrole et parer à une baisse de la demande au second semestre.
Enfin, la hausse des prix a été exacerbée par une vague d’achats spéculatifs. Car les menaces sur l’offre composent un décor de rêve pour des fonds d’investissement déjà enclins à gonfler leurs placements dans les matières premières.
« La combinaison d’une pression continue sur le dollar et de chiffres américains (sur les stocks pétroliers) plus réduits que prévu pourrait augmenter le risque d’une incursion vers le niveau des 105 dollars », ajoutait Costanza Jacazio, de Barclays Capital.
Les cours du pétrole ont dépassé hier les 102 dollars le baril à New York, l’or noir profitant d’une série de craintes sur l’offre, de la dépréciation continue du dollar, de la politique de défense des prix menée par l’OPEP et d’un afflux de spéculateurs sur le marché.
À New York, le baril de « light sweet crude » pour livraison en avril s’est propulsé avant-hier au prix jamais vu de 102,08 dollars, tandis qu’à Londres le baril de Brent de la mer du Nord a touché 100,53 dollars, un record également.
Après une forte baisse en janvier, la course en avant de l’or noir a repris de plus belle en février et les cours se sont franchement installés au-dessus des 100 dollars le baril, un seuil brièvement franchi pour la première fois le 2 janvier.
La toute dernière poussée a été déclenchée...
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