L’Association libanaise pour le développement local (ALDL) a tenu hier une conférence de presse afin d’informer l’opinion publique du résultat des contacts entrepris auprès des différents acteurs dans le but de trouver une solution au problème des générateurs de quartier. La présidente de l’association, Marie-Claude Hélou Saadé, devait expliquer la difficulté d’établir un coût de base du service, agréé par tous, en raison du fait que les différents intéressés – commerçants de générateurs, fournisseurs de courant, direction de la protection du consommateur et consommateurs eux-mêmes – se prêtent à des évaluations et des analyses chiffrées divergentes et campent sur leurs positions respectives. À tel point que même le département de protection du consommateur, après avoir publié une échelle de tarifs, envisage de remettre en cause les chiffres qu’il avait lui-même établis.
Mme Hélou Saadé devait également dénoncer les pratiques douteuses, comme la collusion frauduleuse entre certains fonctionnaires de l’EDL et nombre de fournisseurs de courant dans des buts inavoués, la cartellisation de la distribution du courant au moyen du partage des territoires desservis entre les fournisseurs, coupant court à toute libre concurrence régulatrice des prix (un procédé favorisé par certaines municipalités), les avantages particuliers que s’octroient certains membres de conseils municipaux au détriment de la masse, sans compter le trucage des disjoncteurs par certains fournisseurs.
La présidente de l’ALDL devait ajouter que seule une étude exhaustive, approfondie, transparente et bien documentée pourrait contribuer à la solution de ce problème. Pareille étude nécessiterait l’intervention musclée des municipalités, accompagnée, le cas échéant, d’une solution immédiate de rechange pour l’hypothèse où la rupture avec les fournisseurs viendrait à être consommée.
Or, ajoute-t-elle, comme le scénario de la main de fer dans la transparence ne semble pas pour le moment avoir les faveurs des autorités locales, l’ALDL préconise l’autosuffisance comme solution alternative. Les consommateurs, dans ce contexte, sont vivement encouragés à se rassembler et à s’organiser par immeubles ou groupements d’immeubles, et à acquérir, en fonction de leurs besoins et de leurs moyens, leurs propres groupes électrogènes. Les Libanais devront, pour ce faire, dépasser leur individualisme. Ils pourront alors découvrir les mérites de la solidarité, de la discipline de groupe et de l’entraide, ainsi que les bienfaits de l’indépendance. L’ALDL, dans la mesure de ses moyens, peut être contactée au : ALDLinfo@globaladvocacy.com ou 03/816144.
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