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Réactions dépitées aux propos de Frangié sur Hariri et le sit-in du centre-ville

Les propos tenus dimanche par le chef du courant des Marada, Sleimane Frangié, à Jbeil, lors de l’ouverture d’une permanence de son parti, a suscité des réactions en chaîne, que ce soit dans les milieux proches du chef du Courant du futur, pris à partie par l’ancien ministre, ou des commerçants du centre-ville, ulcérés par son commentaire au sujet du sit-in de l’opposition. De sources proches du chef du Courant du futur, on a estimé que la campagne menée par M. Frangié contre l’ancien Premier ministre Rafic Hariri qui, selon l’ancien député de Zghorta, « a été le premier à nous avoir demandé d’insulter le patriarche maronite », est « trop inepte pour mériter une réponse ». « Ceux qui connaissent bien Rafic Hariri savent parfaitement qu’il est incapable d’insulter ou de demander à qui que ce soit de le faire ». Concernant les propos de M. Frangié selon lesquels le sit-in du centre-ville a « détruit l’économie des Hariri et non pas celle du Liban », de mêmes sources, on a indiqué qu’il appartient aux Libanais de répondre à ce discours, avant d’estimer que le langage tenu par le chef des Marada est celui d’un « voyou ». Les propriétaires d’établissements de commerce et de restaurants au centre-ville n’ont pas caché à leur tour leur stupeur et leur consternation face aux commentaires de l’ancien ministre au sujet du sit-in. « M. Frangié ne pense qu’à la région de Zghorta. Depuis quand ne s’est-il pas rendu au centre-ville ? Les hommes politiques vivent dans leur propre monde et se soucient peu si la population s’appauvrit ou a faim », a déploré M. Tony Salamé, propriétaire d’une chaîne de magasins, dans une déclaration au site d’informations nowlebanon.com. M. Jean-Claude Ghosn, PDG d’une chaîne de restaurants dans le centre de la capitale, a qualifié de « honteux » les propos de M. Frangié, rappelant que les Libanais, toutes appartenances communautaires et politiques confondues, passaient leur temps au centre-ville. M. Ghosn a aussi indiqué qu’il a dû licencier plus de soixante employés depuis que le sit-in a commencé, alors que 40 autres, maintenus à leurs postes, encaissent la moitié d’un salaire. « Dans le passé, a-t-il poursuivi, nous réalisions des bénéfices de 600 000 dollars par an. Depuis que le campement a été installé, nous perdons 250 000 dollars chaque année ». Il a estimé qu’un sit-in, « où qu’il soit organisé, ne peut qu’affecter négativement la situation économique du pays », avant de souligner que « les employés, au chômage, émigrent pour travailler ailleurs, notamment dans les pays du Golfe ». « Je crois que je vais faire la même chose », a ajouté M. Ghosn. Également interrogé par nowlebanon.com, M. Pierre Dagher, propriétaire d’un établissement de commerce dans le centre de la capitale, a laissé tomber ce commentaire désabusé : « Pourquoi notre situation déplorable devrait-elle préoccuper Frangié ? »
Les propos tenus dimanche par le chef du courant des Marada, Sleimane Frangié, à Jbeil, lors de l’ouverture d’une permanence de son parti, a suscité des réactions en chaîne, que ce soit dans les milieux proches du chef du Courant du futur, pris à partie par l’ancien ministre, ou des commerçants du centre-ville, ulcérés par son commentaire au sujet du sit-in de l’opposition.
De sources proches du chef du Courant du futur, on a estimé que la campagne menée par M. Frangié contre l’ancien Premier ministre Rafic Hariri qui, selon l’ancien député de Zghorta, « a été le premier à nous avoir demandé d’insulter le patriarche maronite », est « trop inepte pour mériter une réponse ». « Ceux qui connaissent bien Rafic Hariri savent parfaitement qu’il est incapable d’insulter ou de demander à qui que ce...