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Fraude L’Allemagne resserre l’étau sur le Liechtenstein et les paradis fiscaux

L’Allemagne a encore accru la pression hier sur le Liechtenstein et d’autres paradis fiscaux, menaçant de pénaliser les investissements dans leurs banques s’ils continuent à attirer les fraudeurs. Le gouvernement allemand a annoncé que si le Liechtenstein ne coopérait pas dans la lutte contre la fraude fiscale, il pourrait imposer « une déclaration obligatoire de tous les transferts d’argent » vers la principauté ou les imposer à la source. Le Liechtenstein est cloué au pilori depuis que des informations sur ses pratiques bancaires achetées par les services secrets allemands ont déclenché la semaine dernière une gigantesque enquête contre la fraude fiscale. M. Steg a rappelé qu’Andorre, le Liechtenstein et Monaco étaient aux yeux de l’Organisation pour la coopération et le développement économiques (OCDE) des paradis fiscaux qui « offrent un cadre d’évasion fiscale à certains de leurs clients » en refusant « de coopérer dans les échanges bilatéraux d’informations fiscales ». Mais si le scandale en cours ne « suffit pas à motiver » le Liechtenstein à accepter rapidement l’échange d’informations que réclament l’OCDE et l’Union européenne, l’Allemagne pourrait prendre des mesures bilatérales supplémentaires, a mis en garde le ministère des Finances. Le Liechtenstein, un micro-État de 35 000 habitants, tente de résister aux pressions en se drapant dans son bon droit. Le prince héritier Alois de Liechtenstein a accusé l’Allemagne d’avoir lancé une campagne « teutonique » contre un État souverain. Son Premier ministre Otmar Hasler répète que la principauté ne renoncera pas au secret bancaire, affirmant qu’il revient « aux autorités fiscales de chaque pays » de traquer elles-mêmes les contribuables qui les fraudent. « Le ton très dur des autorités du Liechtenstein est un peu celui du désespoir, commente le professeur Jarass. Elles redoutent une fuite massive des capitaux investis chez elles, qui seront transférés aux Bahamas, à Jersey, vers un autre paradis fiscal plus sûr. » « La principauté est bien consciente que désormais en Allemagne, toute personne plaçant de l’argent chez elle est comme présumée coupable d’évasion fiscale. » Pour cet expert, Berlin ne vise pas seulement les trois principautés sur la liste noire de l’OCDE. « Le message du fisc allemand va au-delà, vers la Suisse, qui est le grand pays d’accueil de la fraude fiscale, affirme-t-il. D’où cette réaction de panique des Suisses qui comparent les méchants enquêteurs allemands à la Gestapo. »
L’Allemagne a encore accru la pression hier sur le Liechtenstein et d’autres paradis fiscaux, menaçant de pénaliser les investissements dans leurs banques s’ils continuent à attirer les fraudeurs.
Le gouvernement allemand a annoncé que si le Liechtenstein ne coopérait pas dans la lutte contre la fraude fiscale, il pourrait imposer « une déclaration obligatoire de tous les transferts d’argent » vers la principauté ou les imposer à la source.
Le Liechtenstein est cloué au pilori depuis que des informations sur ses pratiques bancaires achetées par les services secrets allemands ont déclenché la semaine dernière une gigantesque enquête contre la fraude fiscale.
M. Steg a rappelé qu’Andorre, le Liechtenstein et Monaco étaient aux yeux de l’Organisation pour la coopération et le développement économiques...