Tchad
Deby proclame l’état d’urgence après sa victoire militaire
le 16 février 2008 à 00h00
Le président tchadien Idriss Deby Itno a décrété l’état d’urgence pour contrôler à partir de vendredi les mouvements et réduire les libertés sur tout le territoire du Tchad, 12 jours après avoir repoussé dans N’Djamena une attaque rebelle qui a failli le renverser. L’état d’urgence prévoit l’instauration d’un couvre-feu sur le territoire de 00h00 à 06h00 et le « contrôle (de) la circulation des personnes et des véhicules ».
Le couvre-feu était déjà en vigueur dans N’Djamena de 00h00 à 06h00 du matin depuis la bataille de N’Djamena des 2 et 3 février au cours de laquelle le président Deby, retranché dans son palais présidentiel, est venu à bout d’une importante attaque menée par l’alliance des rebelles, partis en colonne de 300 pick-up à partir de la frontière soudanaise. Cette victoire obtenue grâce à l’appui décisif de l’armée française qui l’a fourni en munitions, en essence, en nourriture et en renseignements sur les mouvements rebelles, a raffermi militairement le pouvoir d’Idriss Deby, à qui la France avait d’abord proposé d’être évacué.
Le président Deby a par ailleurs nommé le général Mahamat Ali Abdallah, qui était ministre des Mines, au poste de ministre de la Défense nationale dans le gouvernement tchadien, a-t-on appris hier de source officielle. Le général Mahamat Ali Abdallah a commandé les opérations au sein de l’Armée nationale tchadienne (ANT) lors de l’offensive des rebelles contre N’Djamena au début février au cours de laquelle avait été tué le chef d’état-major des forces gouvernementales, le général Daoud Soumaïne.
Hier, Paris a espéré que l’instauration de l’état d’urgence ne nuirait pas aux libertés publiques dans ce pays et a réclamé de nouveau des « clarifications » sur le sort de deux opposants arrêtés, dont on est toujours sans nouvelles. La porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Pascale Andréani, a rappelé que l’ambassadeur de France à N’Djamena avait pu s’entretenir dans une prison militaire avec l’opposant et ancien président du Tchad Lol Mahamat Choua, arrêté à la fin de la bataille de N’Djamena le 3 février. Interrogée pour savoir si l’ambassadeur avait pu constater des traces de torture chez l’ancien chef d’État, Mme Andréani a répondu : « Je ne peux absolument pas dire cela aujourd’hui. »
L’alliance des trois principales rébellions tchadiennes a, de son côté, décidé de se doter d’un chef « unique » avant d’attaquer à nouveau N’Djamena, a annoncé hier à l’AFP son porte-parole. Selon Abderaman Koulamallah, une commission comprenant des personnalités des trois mouvements va « choisir un chef de consensus le plus tôt possible ».
Le président tchadien Idriss Deby Itno a décrété l’état d’urgence pour contrôler à partir de vendredi les mouvements et réduire les libertés sur tout le territoire du Tchad, 12 jours après avoir repoussé dans N’Djamena une attaque rebelle qui a failli le renverser. L’état d’urgence prévoit l’instauration d’un couvre-feu sur le territoire de 00h00 à 06h00 et le « contrôle (de) la circulation des personnes et des véhicules ».
Le couvre-feu était déjà en vigueur dans N’Djamena de 00h00 à 06h00 du matin depuis la bataille de N’Djamena des 2 et 3 février au cours de laquelle le président Deby, retranché dans son palais présidentiel, est venu à bout d’une importante attaque menée par l’alliance des rebelles, partis en colonne de 300 pick-up à partir de la frontière soudanaise. Cette victoire...
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