Carlos Eddé dénonce ceux qui veulent
entraîner le peuple dans des guerres infinies
le 15 février 2008 à 00h00
«La présence des armes dans la politique est la fin de tout dialogue. »
C’est par cette petite phrase que débute le discours que le Amid du Bloc national, Carlos Eddé, devait prononcer mais dont le texte a été plutôt distribué à la presse, le Amid se trouvant à l’étranger.
M. Eddé précise que cette phrase n’a pas été prononcée par un ténor du 14 Mars, mais par… le petit-fils de Khomeyni, à la suite du rejet de sa candidature aux législatives iraniennes par le Conseil de surveillance de la Constitution et après le soutien apporté par le commandement des Gardiens de la révolution aux candidats conservateurs.
« C’est cela la démocratie de l’Iran et de la Syrie qui veulent que le Liban leur ressemble », souligne M. Eddé, rappelant que ces pays sont contrôlés par une organisation armée qui a recours « à la révolution, l’intimidation et les assassinats ».
Relevant que le rassemblement d’hier avait pour but de rendre hommage « à tous les Libanais morts pour défendre ce pays », M. Eddé a voulu en cette occasion se souvenir « du doyen des héros du 14 Mars » et « de la résistance aux occupations syrienne et israélienne : Raymond Eddé ». M. Carlos Eddé explique que les bases du mouvement du 14 Mars ont été jetées le 1er juin 1976, date de l’entrée de l’armée syrienne au Liban. Raymond Eddé avait alors déclaré qu’il « s’agissait du premier jour de l’occupation syrienne ». Raymond Eddé a été la première personnalité que le régime syrien a essayé d’assassiner, rappelle Carlos Eddé, « parce qu’il constituait le plus grand obstacle à son occupation du Liban ».
« Le destin a voulu que nous vivions dans ce pays », poursuit le Amid, appelant les différentes parties à « définir leurs priorités ». « La priorité du Bloc national demeure la terre, le peuple et le respect des autres et des libertés, ajoute M. Eddé. Pourquoi n’acceptent-ils pas cette équation ? Parce que les priorités de l’une des parties a changé. Ses priorités ne se résument plus à la nation, à la terre et aux libertés, mais à l’argent, au pouvoir, à l’hégémonie et au suivisme. Ses priorités consistent à utiliser une partie du peuple et à l’entraîner dans des guerres infinies. Après la guerre de 2006, ses priorités consistaient à indemniser son public et à lui faire oublier les grosses pertes humaines et matérielles. Il s’est alors retourné vers l’intérieur en espérant accorder à ses partisans une victoire qui leur ferait oublier les dégâts. Nous espérons, après ce changement, qu’ils ne pointeront pas leurs armes vers l’intérieur. »
«La présence des armes dans la politique est la fin de tout dialogue. »
C’est par cette petite phrase que débute le discours que le Amid du Bloc national, Carlos Eddé, devait prononcer mais dont le texte a été plutôt distribué à la presse, le Amid se trouvant à l’étranger.
M. Eddé précise que cette phrase n’a pas été prononcée par un ténor du 14 Mars, mais par… le petit-fils de Khomeyni, à la suite du rejet de sa candidature aux législatives iraniennes par le Conseil de surveillance de la Constitution et après le soutien apporté par le commandement des Gardiens de la révolution aux candidats conservateurs.
« C’est cela la démocratie de l’Iran et de la Syrie qui veulent que le Liban leur ressemble », souligne M. Eddé, rappelant que ces pays sont contrôlés par une organisation armée qui a...
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