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Geagea : N’ayez pas peur, ensemble, nous irons jusqu’au bout

C’est par une attaque frontale et d’une très grande force contre l’opposition dans sa totalité que le chef des Forces libanaises, Samir Geagea, a entamé son discours hier place des Martyrs. « Vous avez brandi la menace du chaos, du malheur, de la ruine ; eh bien, nous voilà, nous sommes tous venus vous dire bienvenue, bienvenue à votre chaos, à vos malheurs, à votre ruine, vous qui semblez avoir oublié qu’aux yeux des grands hommes, même les plus terribles des monstruosités apparaissent infimes », a-t-il ainsi souligné, avant de saluer les centaines de milliers de personnes qui ont envahi le cœur de Beyrouth, de saluer la mémoire de Béchir Gemayel, de Kamal Joumblatt et de Rafic Hariri, de saluer le Liban de Gebran Tuéni, de saluer Beyrouth « la martyrisée », Zahlé, Tripoli, Jounieh, Saïda et Tyr. Samir Geagea a ensuite exhorté les Libanais à ne pas avoir peur. « N’ayez pas peur, même quand ils éructent ; n’ayez pas peur, même de leurs crimes. Le droit est plus fort que tous leurs mensonges : le tribunal international va se mettre en place, et quand tout un peuple a soif de vie, le destin répond favorablement – il le fera encore et encore… » a-t-il promis. Et de s’adresser de nouveau au camp du 8 Mars : « Nous disons non à vos tentes, non à votre anarchie, non à votre démagogie, non à vos blocages, non à vos menaces, non à vos intimidations. Nous n’accepterons pas d’être privés de président de la République, que Baabda reste l’otage de votre bon plaisir ; nous n’accepterons pas de vous donner de quoi paralyser le gouvernement comme vous l’avez fait avec le Parlement, et le centre-ville, et le scrutin présidentiel, et tout ce qui vous tombe sous la main », a scandé le chef des FL. « Même Bkerké… Vous essayez de paralyser Bkerké, mais tout cela est tellement vain parce que celui qui a accompagné l’histoire et ses événements, celui qui a accompagné son peuple durant des siècles et aux pires moments ne pliera jamais devant une bande de gamins. Celui qui a donné au Liban sa gloire ne pliera jamais devant ceux qui reçoivent l’argent d’Iran et le poignard de Syrie », a-t-il assuré. « Combien de crimes ne perpétue-t-on pas en ton nom, ô Sud… ? Le Sud est notre cause à tous, comme le Nord, comme la Békaa, et si vous regardez les ennemis du Liban d’un seul œil, nous les fixons, nous, avec les deux yeux : qui aime sa patrie doit l’aimer dans son ensemble », a ensuite insisté Samir Geagea, avant d’évoquer ce désir de « participation » que l’opposition a érigée en credo. « Vous voulez participer ? Ahlan wa sahlan : participez avec nous à la libération de notre décision nationale, participez avec nous au tracé de nos frontières, au renforcement d’une souveraineté et d’une indépendance définitives… Partagez nos souffrances et ne vous alliez pas aux assassins de nos martyrs, à tous ceux qui veulent saper la sécurité du pays. Partagez avec nous vos armes, et la décision de guerre et de paix ; voilà ce qui sera une vraie, une réelle participation, le reste n’est que fromage à diviser en parts égales », a-t-il précisé. Et de poursuivre : « Si vous vouliez réellement participer, vous l’auriez fait dans le cadre naturel des institutions du pays, dans le respect de la Constitution… Mais vous avez préféré occuper les places et les rues, détruire et corrompre, brûler des pneus, bloquer des voies de passage, terroriser les citoyens, les priver de leur tranquillité et de leur pain quotidien ; vous avez préféré menacer, souiller, paralyser, verrouiller, pousser les gens au désespoir jusqu’à ce qu’ils s’écroulent – alors, vous les jetez de nouveau dans la gueule du lion. Sauf que vous avez échoué », a asséné le chef des FL. Pour conclure, Samir Geagea a de nouveau supplié les partisans de la majorité à « ne pas avoir peur : quoi qu’ils fassent, la vie reste la plus forte au Liban, plus forte que toutes leurs volontés de paralyser… Nous avons réalisé tellement de choses et il nous en reste encore beaucoup… Ils vont essayer d’empêcher la mise en place du tribunal international dans ses dernières étapes : soyez vigilants, restez éveillés ; ils vont essayer d’avoir recours à leurs voies criminelles, encore et encore… Ne leur prêtez pas attention, mais dites-leur mille et une fois combien vous êtes déterminés, quoi qu’il arrive, et que vous irez, nous irons jusqu’au bout, jusqu’à la résurrection du Liban ».
C’est par une attaque frontale et d’une très grande force contre l’opposition dans sa totalité que le chef des Forces libanaises, Samir Geagea, a entamé son discours hier place des Martyrs.
« Vous avez brandi la menace du chaos, du malheur, de la ruine ; eh bien, nous voilà, nous sommes tous venus vous dire bienvenue, bienvenue à votre chaos, à vos malheurs, à votre ruine, vous qui semblez avoir oublié qu’aux yeux des grands hommes, même les plus terribles des monstruosités apparaissent infimes », a-t-il ainsi souligné, avant de saluer les centaines de milliers de personnes qui ont envahi le cœur de Beyrouth, de saluer la mémoire de Béchir Gemayel, de Kamal Joumblatt et de Rafic Hariri, de saluer le Liban de Gebran Tuéni, de saluer Beyrouth « la martyrisée », Zahlé, Tripoli, Jounieh, Saïda et...