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Actualités - Chronologie

Joumblatt : « L’instant où l’on céderait à leurs conditions… »

Très attendu, le discours du chef du PSP, Walid Joumblatt, a été axé sur une idée centrale : ne jamais accepter un règlement de la question présidentielle aux conditions posées par l’opposition. Voici le texte quasi intégral du discours de M. Joumblatt : « Toi, la révolution du Cèdre ; toi le peuple du 14 Mars ; vous, Monsieur le Premier ministre ; à toi Rafic Hariri, à tes compagnons, en ce jour du Liban, ce jour d’unité nationale, de libération, ce jour des Arabes et des musulmans, ce jour des résistants et des hommes libres, ce jour de défi contre la traîtrise et les malfaisants, nous vous dirons des mots simples, venant du cœur. « L’instant même où certains d’entre nous seraient vaincus par la tristesse, l’instant où le doute s’immiscerait en nous, l’instant où nous commencerions à hésiter, l’instant où certains d’entre nous croiraient qu’un règlement est possible et acceptable aux conditions du clan des obscurantistes, des hypocrites et des criminels, l’instant où un président serait élu en contrepartie du tiers de blocage, ce tiers de destruction, de crime politique et d’assassinat, l’instant où nous céderions la présidence du Conseil à d’autres lignes politiques que la tienne, d’autres écoles et d’autres lignées, serait un instant de trahison, de capitulation et de chute. « Ce serait l’instant du piège suprême dressé par le maître du régime syrien et les gangs qui lui sont affiliés dans le but de sauver un sommet (arabe) ; l’instant où il y aurait un président sans gouvernement, sans Parlement et sans armée ; l’instant du vide absolu au détriment des droits légitimes du peuple libanais dans la souveraineté, l’État, l’armée, la liberté, la justice, la sécurité et le tribunal ; l’instant où le Liban serait remis à la province de Damas ; l’instant où Taëf serait abandonné et le Liban livré à leur univers, celui du mal noir irano-syrien ; l’instant où l’on s’écarterait de l’intérêt national défini par notre patriarche et qui a reçu son baptême par ton sang, Abou Baha’, toi, le plus valeureux des hommes, le camarade (« Rafic ») de Kamal, le sang de tes compagnons et celui de ceux qui t’ont rejoint, tués par toutes sortes de mercenaires, de haineux, de criminels et de Fateh el-Islam. « Ce serait l’instant suprême pour anéantir ce qui reste comme acquis, la résistance du gouvernement, la mise en place du tribunal, la victoire de Nahr el-Bared, le rejet de la tutelle, celle de l’univers de la mort aux dépens de notre droit à la vie. « En cet instant-là, le Bachar de la mort et ses alliés pourront réduire la présidence, les institutions, l’armée, les forces de l’ordre et la justice en débris puisque lui et ses alliés sont experts en matière de débris vivants ou morts. Eux-mêmes sont des débris vivant en enfer. Regardez-les, voyez ce qui s’est passé hier (mardi soir) : ils s’entre-dévorent. Voilà le régime de la traîtrise, le régime de Bachar. « Tel est mon conseil en ce jour qui est à toi, Rafic Hariri, ici, devant vous, devant ton mausolée et devant tes compagnons. La coulée de ton sang rouge et pur, nourri par les affluents de sang des hommes libres et des innocents, est devenue un ruisseau, et ce ruisseau est lui-même devenu un fleuve en pleine crue, emportant tout dans sa colère ; le fleuve des hommes libres, des penseurs, des combattants, des journalistes, des députés, des ministres, des soldats, des officiers de l’armée et des FSI ; le fleuve des martyrs de l’indépendance, de la révolution du Cèdre. « Le fleuve de mars finira par anéantir l’obscurantisme et les mécréants, où qu’ils soient, dans leurs palais ou leurs cavernes, dans leurs périmètres de sécurité ou leurs carrés fermés ; le sang de mars n’aura pas de pitié pour les tyrans. « Vive la révolution du Cèdre, vive le 14 Mars, vive l’armée, vive le tribunal, vive le Liban, et gloire à Rafic Hariri, ses compagnons et aux martyrs. Une détermination renforcée Par ailleurs, dans une déclaration à Télé-Liban, M. Joumblatt s’est dit renforcé dans sa détermination de « faire face ». Il a réaffirmé que la décision d’assassiner Rafic Hariri fut « une décision centralisée du régime syrien et de ses alliés ». « Hariri était un obstacle politique et économique. Il était la pierre angulaire de l’indépendance du Liban, à la fois un modèle de modération et de solidité libanaises. Ils l’ont écarté du chemin. Cette voiture (piégée) est venue de Damas ou peut-être même qu’elle est de fabrication libanaise. Mais en tout état de cause, les alliés de la Syrie ne peuvent prétendre qu’ils n’étaient pas au courant des préparatifs de l’attentat. Cet assassinat et les attentats ultérieurs visent tous à anéantir toute idée libanaise, politique, économique et intellectuelle. Voilà pourquoi nous sommes encore plus déterminés à y faire face. »
Très attendu, le discours du chef du PSP, Walid Joumblatt, a été axé sur une idée centrale : ne jamais accepter un règlement de la question présidentielle aux conditions posées par l’opposition.
Voici le texte quasi intégral du discours de M. Joumblatt :
« Toi, la révolution du Cèdre ; toi le peuple du 14 Mars ; vous, Monsieur le Premier ministre ; à toi Rafic Hariri, à tes compagnons, en ce jour du Liban, ce jour d’unité nationale, de libération, ce jour des Arabes et des musulmans, ce jour des résistants et des hommes libres, ce jour de défi contre la traîtrise et les malfaisants, nous vous dirons des mots simples, venant du cœur.
« L’instant même où certains d’entre nous seraient vaincus par la tristesse, l’instant où le doute s’immiscerait en nous, l’instant où nous commencerions à...