La situation politique et sécuritaire qui s’enlise un peu plus chaque jour rend le marché immobilier à Beyrouth très fluctuant. Le secteur évolue par cycles et reste naturellement dépendant de l’évolution sécuritaire du pays. Après différentes phases de reprise les mois précédents, il est clair qu’actuellement et cela depuis les événements du dimanche noir, le marché traverse une période difficile. Nous sommes incontestablement dans le creux de la vague. La prudence est de mise. L’inquiétude demeure. Beaucoup de clients restent dans l’attente et n’osent plus s’engager.
Le moral de la population n’est pas à l’optimisme. Les investisseurs étrangers sont refroidis. Les dernières déclarations de nos politiques n’ont pas arrangé les choses. Dans une ville tiraillée par les rumeurs, la crainte de nouveaux attentats et d’une généralisation des accrochages armés, l’appétit des clients et des investisseurs est très affecté.
Paradoxalement, tous les secteurs ne sont pas touchés de la même intensité.
Dans le contexte actuel, seuls les investisseurs sont encore actifs sur le marché. Que ce soit pour acquérir un terrain ou pour acheter un appartement sur plan, certains clients voient à long terme et préfèrent garder un réel optimisme. Les Libanais expatriés continuent à se renseigner pour acheter un pied-à-terre. Toutefois, l’intensité de leur demande a baissé actuellement puisque la période qui suit les fêtes de fin d’année est toujours plus calme. Néanmoins, leur stratégie est simple : acheter dans ce climat d’insécurité afin d’obtenir des prix plus intéressants. Plusieurs appartements sont ainsi vendus pour une livraison en 2010 et 2011. À l’opposé, la demande de la part de la population locale fait du yo-yo en fonction des flashs d’information. Les événements de Mar Mikhaël et l’escalade verbale entre la majorité et l’opposition ont refroidi de nombreuses personnes qui préfèrent retarder leur envie d’achat.
Heureusement que la demande pour des parcelles à Beyrouth reste active. Les faibles taux d’intérêt continuent d’encourager les investisseurs à placer leurs capitaux dans la terre. Beaucoup de promoteurs sont toujours à la recherche de terrains. Malheureusement, leur quête est sérieusement compliquée par la cherté des prix. Ces derniers ne se précipitent pas, prennent leur temps et attendent les belles occasions.
Le marché locatif n’est pas dans une période d’euphorie. Les demandes sont rares. Les appartements haut de gamme restent désespérément inoccupés alors que l’intérêt des clients locaux se porte principalement sur des locations de 500 à 800 dollars par mois. Incontestablement, l’offre est beaucoup plus importante que la demande. Une stagnation voire une réévaluation des prix seraient logiques.
Dans le secteur commercial, la situation politique tend à ralentir certaines initiatives. Néanmoins, l’intérêt des plus importantes sociétés qui dominent le paysage commercial beyrouthin reste entier. Ces dernières sont toujours à l’affût d’opportunités dans les quartiers qui affichent un réel dynamisme tels que Hamra, Verdun, ABC Achrafié et Kaslik. Même constat dans le secteur de la restauration où les quartiers de Hamra et Gemmayzé continuent d’attirer les professionnels du secteur.
En coopération avec RAMCO
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La situation politique et sécuritaire qui s’enlise un peu plus chaque jour rend le marché immobilier à Beyrouth très fluctuant. Le secteur évolue par cycles et reste naturellement dépendant de l’évolution sécuritaire du pays. Après différentes phases de reprise les mois précédents, il est clair qu’actuellement et cela depuis les événements du dimanche noir, le marché traverse une période difficile. Nous sommes incontestablement dans le creux de la vague. La prudence est de mise. L’inquiétude demeure. Beaucoup de clients restent dans l’attente et n’osent plus s’engager.
Le moral de la population n’est pas à l’optimisme. Les investisseurs étrangers sont refroidis. Les dernières déclarations de nos politiques n’ont pas arrangé les choses. Dans une ville tiraillée par les rumeurs, la crainte de...
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