Le Haut Tribunal administratif égyptien a autorisé samedi 12 coptes convertis à l’islam à revenir officiellement à leur foi d’origine, a-t-on appris de source judiciaire et auprès de la défense. La cour a accepté que les plaignants puissent être présentés comme « chrétiens » sur leur pièce d’identité, et non plus comme « musulmans », comme c’était le cas à la suite de leur conversion à l’islam. La carte d’identité devra toutefois spécifier que ces personnes ont « temporairement adopté l’islam » pour éviter, selon la cour, « toute manipulation ou dissimulation des conséquences juridiques ou sociales créées lors de cette conversion », comme les mariages ou les naissances.
« C’est un verdict historique, une victoire de la liberté de la foi en Égypte, l’application de l’article 46 de la Constitution qui garantit la liberté de la foi de tous les citoyens », a déclaré à l’AFP l’avocat Ramses al-Naggar. En avril, en première instance, une cour avait rejeté la demande de ces coptes convertis. Elle avait estimé que cela équivalait à de l’apostasie selon la charia et constituait une « manipulation de l’islam et des musulmans ». Les plaignants avaient fait appel, mais le gouvernement avait tenté d’empêcher que celui-ci soit examiné, selon l’avocat des 12 coptes. « C’est un regain d’identité, un retour à la vie », a déclaré Yasser Helmi, l’un des plaignants bénéficiant du verdict samedi. « Je ne pouvais obtenir de carte d’identité et ma vie s’était arrêtée », a ajouté cet homme de 27 ans. « Durant mon adolescence, mon père s’était converti à l’islam. Il avait changé ma religion sur les documents officiels à mon insu et à l’insu de ma mère », a-t-il précisé. En Égypte, où la religion est mentionnée sur les documents officiels, les chrétiens se convertissant à l’islam le font souvent pour contourner les règles très strictes de l’Église copte concernant le divorce ou pour épouser une personne de confession musulmane.
Des imams saoudiens imputent le
manque de pluie aux péchés des fidèles
Plusieurs imams en Arabie saoudite ont imputé samedi aux péchés le manque de précipitations, durant leurs prêches dans les mosquées du royaume. Selon l’agence officielle SPA, des « prières pour la pluie » ont été organisées dans la matinée à travers l’Arabie saoudite, pays qui abrite les premiers lieux saints de l’islam à La Mecque et Médine et qui est l’un des plus arides au monde. « Un malheur ne s’abat pas (sur un pays) sans que des péchés y aient été commis », s’est ainsi exprimé l’imam de la grande mosquée de La Mecque, cheikh Abderrahman ben Abdel Aziz al-Soudeiss, qui a longuement incriminé « bon nombre de personnes qui courent derrière les plaisirs interdits ». Cheikh Soudeiss a également imputé le manque de pluie « à la corruption, aux pots-de-vin, à la recherche de gains illicites ».
À Ryad, la prière était conduite par le grand mufti d’Arabie saoudite, cheikh Abdelaziz al-Cheikh, qui préside le Conseil des grands ulémas, la plus haute autorité religieuse du royaume. Le mufti a lui aussi exhorté les fidèles à « éviter l’interdit et l’illicite », avant de prier Dieu d’« arroser le pays par des pluies bénéfiques, pour le bien de la terre et des hommes ».
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Le Haut Tribunal administratif égyptien a autorisé samedi 12 coptes convertis à l’islam à revenir officiellement à leur foi d’origine, a-t-on appris de source judiciaire et auprès de la défense. La cour a accepté que les plaignants puissent être présentés comme « chrétiens » sur leur pièce d’identité, et non plus comme « musulmans », comme c’était le cas à la suite de leur conversion à l’islam. La carte d’identité devra toutefois spécifier que ces personnes ont « temporairement adopté l’islam » pour éviter, selon la cour, « toute manipulation ou dissimulation des conséquences juridiques ou sociales créées lors de cette conversion », comme les mariages ou les naissances.
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