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Bilan mitigé pour la répétition de l’Euro 2008 à Vienne

Si les organisateurs et la police se montraient satisfaits hier du déroulement du match amical Autriche-Allemagne, la veille à Vienne, première répétition pour l’Euro 2008 en Autriche et en Suisse (7-29 juin), l’accueil des supporteurs a cependant été plutôt chaotique. Ainsi, certains d’entre eux n’ont pu occuper leur place que plus de dix minutes après le coup d’envoi. La police viennoise testait son déploiement autour du Ernst-Happel-Stadion, qui accueillera sept matches durant l’Euro de football, dont la finale, et, malgré la paralysie partielle de son dispositif en raison d’un reflux des fans envahissant la chaussée après le match, une porte-parole se réjouissait hier « d’avoir mis en œuvre les plans prévus ». Les forces de sécurité, massivement présentes avec 600 policiers, ne sont intervenues que deux fois pour de petites bagarres. Même son de cloche du côté des organisateurs autrichiens : « Ce n’était pas la répétition générale, mais une des répétitions. Nous avons testé avec succès le système d’accréditation et notre poste central de sécurité », a précisé hier Stefan Illek, un des porte-parole, reconnaissant toutefois que « des problèmes de transport » avaient perturbé l’accès au stade. Sans possibilité de rejoindre le stade par le métro, l’inauguration de la prolongation de la ligne n’étant prévue qu’en mai, les supporteurs devaient emprunter des navettes de bus et des tramways, littéralement pris d’assaut, et dont la circulation a été perturbée par un accident. Afflux aux contrôles Alternative à ce trajet inconfortable : traverser à pied en une vingtaine de minutes l’étendue de verdure du grand parc du Prater, au cœur de laquelle se situe l’Ernst-Happel-Stadion. Le retard pris dans les transports s’est retrouvé aux guichets d’entrée. « L’organisation est merdique », pestait un supporteur bloqué à l’extérieur de l’enceinte, comme des centaines d’autres, par les contrôles de sécurité alors que les hymnes nationaux avaient déjà retenti. Les derniers spectateurs furent admis seulement plus de dix minutes après le coup d’envoi. « À cause des problèmes de transport, il y a eu un afflux massif. Mais nous ne pouvions pas ne pas faire de contrôles », s’est défendu Michael Zoratti, responsable de la sécurité au comité d’organisation. À l’intérieur, dans une ambiance bon enfant, toutes les règles de sécurité n’étaient pas respectées : ainsi, des grappes de spectateurs étaient agglutinées dans les escaliers ou dans les allées, « qui doivent être normalement inoccupés », a reconnu Michael Zoratti. L’Union européenne de football (UEFA), qui organise l’Euro 2008, n’a pas souhaité faire de commentaire sur le déroulement de cette rencontre. Un porte-parole a néanmoins indiqué que le dispositif en juin serait différent, avec un large périmètre fermé à la circulation et beaucoup plus de vigiles chargés des contrôles à l’entrée. Une répétition générale avec l’utilisation du métro par les fans ne pourra néanmoins pas avoir lieu, aucun match n’étant programmé à Vienne après l’inauguration de la station desservant le stade. Dans ce léger chaos, le prix du hot dog, à 2,50 euros, a permis aux supporteurs les plus affamés de reprendre des forces pour le retour à la maison qui fut, comme l’arrivée au stade, un petit parcours du combattant.
Si les organisateurs et la police se montraient satisfaits hier du déroulement du match amical Autriche-Allemagne, la veille à Vienne, première répétition pour l’Euro 2008 en Autriche et en Suisse (7-29 juin), l’accueil des supporteurs a cependant été plutôt chaotique.
Ainsi, certains d’entre eux n’ont pu occuper leur place que plus de dix minutes après le coup d’envoi.
La police viennoise testait son déploiement autour du Ernst-Happel-Stadion, qui accueillera sept matches durant l’Euro de football, dont la finale, et, malgré la paralysie partielle de son dispositif en raison d’un reflux des fans envahissant la chaussée après le match, une porte-parole se réjouissait hier « d’avoir mis en œuvre les plans prévus ».
Les forces de sécurité, massivement présentes avec 600 policiers, ne sont...