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Communautés « On cherche à vider le pays de ses éléments constituants », accuse Bkerké

Résumant la situation au Liban, l’Assemblée des évêques maronites réunie sous la présidence du patriarche Sfeir a dénoncé, dans la situation actuelle, un plan visant à « vider le pays de tous ses éléments constituants ». Les évêques ont en outre présenté leurs condoléances aux victimes du « dimanche noir » de Chiyah et plaidé pour la relance du travail dans les administrations et les institutions. Voici le texte intégral du communiqué publié par l’Assemblée à l’issue de sa réunion : « Le climat général au Liban ne porte pas à la tranquillité. On dirait que les gens sont en conflit sur tout. Les institutions constitutionnelles sont paralysées, à commencer par la présidence de la République, en passant par la Chambre des députés, pour finir par le gouvernement. On tente en outre de paralyser l’armée et de porter atteinte à l’Église. Le tout en application d’un plan visant à vider le pays de tous ses éléments constituants, afin de porter les Libanais à désespérer de leur situation et à les pousser, surtout les jeunes, à l’émigration. « Le conseil exprime sa profonde douleur pour l’assassinat du commandant Wissam Eid et pour les victimes tombées avec lui, ainsi que pour les victimes tombées le 27 janvier, et leur présentent leurs condoléances, tout en souhaitant prompte guérison aux blessés tout en espérant que l’enquête parvienne à faire la vérité. « La paralysie de l’appareil d’État porte tort aux Libanais et à leurs droits. C’est le cas de jeunes gens et jeunes filles qui ont réussi à un concours pour la désignation de notaires, mais qui attendent depuis deux ans leur affectation. Il s’agit là d’une injustice à réparer, sans compter qu’ils jouissent dorénavant de certains droits acquis. « L’État néglige toujours, en outre, d’exécuter une décision de justice réintégrant dans ses fonctions un haut fonctionnaire blanchi d’une fausse accusation lancée contre lui (allusion à Louis Lahoud, ancien directeur général du ministère de l’Agriculture). C’est là autant d’atteintes au prestige de l’État. « Le carême est un temps de retour sur soi et d’élévation vers Dieu. C’est aussi une saison où les fidèles aisés aident les plus défavorisés et les bien-portants, les malades. Nous demandons à nos fidèles au Liban et dans les pays d’émigration, à l’occasion de la Saint-Maron, de célébrer cette fête avec piété, en se souvenant de ce que leurs pères et leurs aïeux ont fait comme sacrifices pour le Liban afin qu’il demeure la patrie de la liberté, des valeurs et des vertus. « La fête de Saint-Joseph, le 19 mars, tombant durant la Semaine sainte, cette fête est décalée et sera célébrée le 26 du même mois. »
Résumant la situation au Liban, l’Assemblée des évêques maronites réunie sous la présidence du patriarche Sfeir a dénoncé, dans la situation actuelle, un plan visant à « vider le pays de tous ses éléments constituants ».
Les évêques ont en outre présenté leurs condoléances aux victimes du « dimanche noir » de Chiyah et plaidé pour la relance du travail dans les administrations et les institutions.
Voici le texte intégral du communiqué publié par l’Assemblée à l’issue de sa réunion :
« Le climat général au Liban ne porte pas à la tranquillité. On dirait que les gens sont en conflit sur tout. Les institutions constitutionnelles sont paralysées, à commencer par la présidence de la République, en passant par la Chambre des députés, pour finir par le gouvernement. On tente en outre de paralyser...