Le chef du parti Kataëb, Amine Gemayel, a estimé hier que les incidents de Mar Mikhaël n’avaient apparemment pas été motivés par des considérations socio-économiques, à voir les réactions qui les ont suivies.
Dans le cadre d’une réunion du bureau politique au siège du parti à Saïfi, l’ancien président de la République a mis en garde contre le danger d’une manipulation de ces incidents à des fins politiques dans les circonstances actuelles. Il s’est ainsi demandé comment les meneurs des manifestations peuvent avancer des revendications face à un gouvernement qu’ils ne reconnaissent pas et qui est, dans le meilleur des cas, un cabinet de transition, à l’heure où la Chambre des députés est bloquée à tout débat sur des textes de lois relatifs à des questions sociales et économiques. Sans oublier, a-t-il précisé, la zone géographique où la manifestation a eu lieu et les mauvais souvenirs que cela peut bien rappeler.
« Les meneurs de la manifestation n’ont-ils pas fait attention à la présence potentielle d’éléments infiltrés dans les rangs du mouvement, dans un pays où pullulent les services de renseignements de différentes appartenances, et qui œuvrent dans l’intérêt de plusieurs parties au détriment du Liban et des Libanais ? » s’est-il interrogé.
« Pour protéger l’armée et la paix civile, ainsi que pour une multitude d’autres raisons, nous insistons sur la mise en place d’une enquête transparente, qui ira jusqu’au bout et dévoilera tout sur ceux qui ont agressé les civils, l’armée et son matériel. Nous refusons catégoriquement que l’armée, à travers toutes ses unités et ses officiers, constitue un bouc émissaire (...). Nous rejetons toutes les tentatives de l’entraîner dans les dédales des batailles politiques qui ne sont pas dans l’intérêt du Liban et de ses fils », a poursuivi M. Gemayel.
L’ancien président de la République a mis en garde contre d’autres tentatives de s’en prendre à l’armée, à son moral et à son prestige, qui pourraient porter préjudice à sa capacité à faire face aux futurs dangers internes ou externes. Il a fait assumer à l’opposition la responsabilité d’une telle fragilisation de la troupe et des dangers auxquels elle expose le Liban et les Libanais.
Concernant l’initiative arabe, Amine Gemayel a mis en garde contre des projets de coup d’État contre la Constitution, le Pacte national et Taëf. « Certains mènent le pays vers l’inconnu en aggravant la crise politique et constitutionnelle. Ils pensent qu’ils ont raison de renverser l’ordre établi et la réalité libanaise, dans une logique révolutionnaire qui ne prend pas en compte une multitude de vérités historiques libanaises. Le plus grave, c’est que cette partie n’a toujours pas proposé de projet alternatif, ni exposé la forme du système qu’il souhaite mettre en place », a-t-il conclu.
Le chef du parti Kataëb, Amine Gemayel, a estimé hier que les incidents de Mar Mikhaël n’avaient apparemment pas été motivés par des considérations socio-économiques, à voir les réactions qui les ont suivies.
Dans le cadre d’une réunion du bureau politique au siège du parti à Saïfi, l’ancien président de la République a mis en garde contre le danger d’une manipulation de ces incidents à des fins politiques dans les circonstances actuelles. Il s’est ainsi demandé comment les meneurs des manifestations peuvent avancer des revendications face à un gouvernement qu’ils ne reconnaissent pas et qui est, dans le meilleur des cas, un cabinet de transition, à l’heure où la Chambre des députés est bloquée à tout débat sur des textes de lois relatifs à des questions sociales et économiques. Sans oublier,...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.