Patrick Vieira et Willy Sagnol font leur grand retour en équipe de France après de longs mois d’absence pour blessure, pour les matchs amicaux A et A’ en Espagne, et comptent monter en puissance au fil des mois pour être au rendez-vous de l’Euro 2008.
Il y a d’abord le bonheur de retrouver les Bleus. Ils ont « énormément manqué » à l’arrière droit du Bayern Munich. « Après presque un an, ça me démangeait ! » Le milieu de terrain de l’Inter Milan parle, lui, d’une « bouffée d’oxygène », qui « fait du bien dans la tête ».
Le retour en Bleu, c’est aussi la satisfaction d’en avoir fini avec les blessures, survenues en 2007 fin octobre à la jambe droite pour Vieira et début avril au genou droit concernant Sagnol. « Je pensais avoir un coup de moins bien, mais j’ai pu tenir les 90 minutes à Rostock (vendredi) sans problème physique », s’est félicité le défenseur.
Quant à Vieira, il a vu son temps de jeu écourté par un carton rouge avec l’Inter dimanche soir, qu’il explique par une nervosité due au « fait de ne pas avoir été bon et pas à l’aise comme je l’attendais ».
Mais le capitaine des Bleus assure qu’il a « passé le cap de la blessure ». « Je n’ai plus d’appréhension, je m’entraîne à 100 % et je joue sans douleur. » Roberto Mancini lui a concocté un retour très progressif à l’Inter, d’abord cinq minutes de match puis quinze, trente, quarante...
Laisser les jeunes tranquilles
Pat reconnaît qu’il était « revenu trop vite » lors de ses dernières blessures, à l’automne 2007, et veut désormais revenir « étape par étape ». Y compris avec les Bleus : « Je ne pense pas être prêt à jouer 90 minutes, j’ai eu une discussion avec l’entraîneur (Raymond Domenech). Au maximum, je jouerai une heure. »
Sagnol conserve quant à lui une certaine amertume de cette longue absence. « On la vit seul. Beaucoup de gens pensent moins à vous, on existe un peu moins... Sur le coup, on est un peu déçu : quand on est blessé, c’est plus les témoignages de soutien qui comptent plutôt que l’isolement. »
De retour, les deux trentenaires assument leur rôle de cadres, même si Sagnol n’aime pas ce mot qui renvoie trop au monde de l’entreprise (« Il n’y a pas des cadres, et des ouvriers ! »).
Après les éloges sur cette « nouvelle génération, bourrée de talent, dont certains ont déjà montré des choses que peu de joueurs confirmés ont montrées à cet âge », le défenseur entend les protéger : « Le but, c’est de les laisser tranquilles pour qu’ils continuent à progresser, il faut qu’ils pensent uniquement au foot et il faut leur laisser le temps. »
« On se sent vieux ! » réagit Vieira, en riant, sur toutes ces nouvelles têtes juvéniles. Lui misera notamment sur l’exemplarité de son comportement, comme Lilian Thuram.
Parcimonie
Forcément, le match contre l’Espagne fera ressurgir, au moins en filigrane, le 8e de finale de la Coupe du monde 2006 (3-1 pour les Bleus). Un match clef pour Vieira, qui « nous a donné confiance, un match qui nous a libérés », se souvient l’auteur du 2e but français.
Pour la suite du calendrier, Sagnol regrette juste que les Bleus ne jouent pas plus souvent, « un match par mois » par exemple : « Les repères, on ne peut les retrouver qu’avec parcimonie dans les matchs amicaux, là en deux jours, c’est difficile... »
Pour ce qui est de la vie de groupe, Sagnol estime que « les règles pour la Coupe du monde ont bien marché, il n’y a pas de raison de les changer », même s’il préfère parler de « message quotidien plutôt que des règles vraiment définies ».
En tant que capitaine, Vieira pense que les matchs amicaux permettront de « régler les choses qui peuvent tourner autour de l’équipe, pour arriver à l’Euro en ne pensant qu’au terrain ». Et revivre une nouvelle épopée.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Patrick Vieira et Willy Sagnol font leur grand retour en équipe de France après de longs mois d’absence pour blessure, pour les matchs amicaux A et A’ en Espagne, et comptent monter en puissance au fil des mois pour être au rendez-vous de l’Euro 2008.
Il y a d’abord le bonheur de retrouver les Bleus. Ils ont « énormément manqué » à l’arrière droit du Bayern Munich. « Après presque un an, ça me démangeait ! » Le milieu de terrain de l’Inter Milan parle, lui, d’une « bouffée d’oxygène », qui « fait du bien dans la tête ».
Le retour en Bleu, c’est aussi la satisfaction d’en avoir fini avec les blessures, survenues en 2007 fin octobre à la jambe droite pour Vieira et début avril au genou droit concernant Sagnol. « Je pensais avoir un coup de moins bien, mais j’ai pu tenir les 90 minutes à...