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Actualités - Chronologie

Banque BNP Paribas travaille à un rachat de la Société générale

BNP Paribas a reconnu hier qu’elle travaillait à un rachat de sa rivale Société générale, fragilisée par l’affaire du trader, un scénario qui aurait les faveurs du gouvernement s’il permet d’éviter un raid étranger sur une grande banque française. Interrogée pour savoir si BNP Paribas travaillait à un projet de rachat, une porte-parole a répondu : « On réfléchit, simplement parce que toute l’Europe réfléchit. » D’après Les Échos, la première banque française par la capitalisation boursière s’est entourée de conseils, et plancherait activement sur le projet. Le président de son conseil d’administration, Michel Pébereau, aurait été reçu « récemment » par Claude Guéant et François Pérol, respectivement secrétaire général et secrétaire général adjoint de l’Élysée. BNP Paribas a démenti que la rencontre ait porté sur ce sujet. En outre, le porte-parole de l’Élysée, David Martinon, a déclaré hier que la question d’un éventuel rachat par une banque concurrente, française ou étrangère, n’était pas d’actualité. « Pour le moment, c’est une question qui ne se pose pas, la Société générale à notre connaissance n’est pas contrainte de s’adosser » financièrement à un autre groupe, a-t-il affirmé. À peine le PDG de la Société générale, Daniel Bouton, a-t-il réussi à sauver son fauteuil mercredi qu’il doit faire face à un nouveau défi : défendre sa banque, comme il l’avait déjà fait en 1999 contre la BNP. « Cela fait 12 ans que les rumeurs sur l’avenir de la Société générale existent », a-t-il dit mercredi soir, assurant qu’elle avait les moyens de rester indépendante, malgré une perte de près de 7 milliards d’euros due à l’affaire du trader Jérôme Kerviel et à la crise des « subprimes ». Hier, de nombreux salariés de la Société générale – 4 000 selon la direction – se sont rassemblés ainsi sans soutien syndical après-midi devant le siège du groupe à la Défense pour marquer leur hostilité à une OPA. « Sauvons nos emplois », « Décidons de notre avenir », « Non à l’hostilité », pouvait-on lire sur des banderoles déployées dans le calme par ces salariés, dont de nombreux cadres qui remplissaient la cour Valmy devant les hautes tours de la banque à la Défense. Reste que la Société générale est plus que jamais une cible pour un prédateur, avec une valeur boursière de près de 39 milliards d’euros hier. Depuis le début de la semaine, les autorités françaises répètent qu’elles ne laisseront pas faire une opération étrangère, ce qui renforce la crédibilité d’un rapprochement avec BNP Paribas. Une telle entité ferait figure de champion national, fort de 15 millions de clients et plus de 5 000 agences dans l’Hexagone. Avec une capitalisation boursière de 100 milliards d’euros, elle se hisserait au deuxième rang européen et au septième mondial. L’État français « ne laissera pas à la merci de n’importe quel prédateur cette entreprise », a assuré Henri Guaino, conseiller du président Nicolas Sarkozy. Une position critiquée en Europe. « Si quelqu’un vient, d’amical, ayant un beau projet économique à proposer, pourquoi le refuser ? » s’est interrogé le président de l’Eurogroupe, Jean-Claude Juncker, au lendemain d’une mise en garde de la Commission européenne qui a appelé à traiter de manière égalitaire d’éventuels candidats. Pour les marchés financiers, « le scénario d’un rapprochement franco-français est clairement privilégié », affirme Frédéric Rozier, de la société de gestion Meeschaert, notant que « le marché croit dur comme fer à une OPA ». En outre, l’hypothèse du démantèlement de la Société générale « tient la corde, la banque de détail allant à BNP Paribas et la banque de financement et d’investissement au Crédit agricole », ajoute-t-il.
BNP Paribas a reconnu hier qu’elle travaillait à un rachat de sa rivale Société générale, fragilisée par l’affaire du trader, un scénario qui aurait les faveurs du gouvernement s’il permet d’éviter un raid étranger sur une grande banque française.
Interrogée pour savoir si BNP Paribas travaillait à un projet de rachat, une porte-parole a répondu : « On réfléchit, simplement parce que toute l’Europe réfléchit. »
D’après Les Échos, la première banque française par la capitalisation boursière s’est entourée de conseils, et plancherait activement sur le projet. Le président de son conseil d’administration, Michel Pébereau, aurait été reçu « récemment » par Claude Guéant et François Pérol, respectivement secrétaire général et secrétaire général adjoint de l’Élysée. BNP...