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États-Unis La croissance américaine au plus bas depuis cinq ans

Les États-Unis, première puissance économique mondiale, ont vu leur croissance ralentir fortement au quatrième trimestre et tomber, sur l’ensemble de 2007, à son plus bas niveau depuis cinq ans, la crise de l’immobilier et du crédit se répercutant au fil des mois sur l’ensemble de l’activité. Selon les premières estimations publiées hier par le département du Commerce, le produit intérieur brut (PIB), qui mesure la production globale de biens et de services sur le territoire américain, n’a augmenté que de 0,6 % en rythme annuel sur la période octobre-décembre, un chiffre inférieur aux attentes, et de 2,2 % sur l’ensemble de l’année, la croissance la plus faible depuis celle de 1,6 % enregistrée en 2002. Le coup de frein de la fin de l’année, s’il se confirme, risque donc fort de nourrir les craintes d’une récession pure et simple de l’économie américaine en 2008. La récession est définie techniquement par deux trimestres consécutifs de baisse du PIB. Le détail des chiffres montre notamment une chute de 23,9 % des dépenses de construction résidentielle au quatrième trimestre, la plus forte depuis 26 ans, après un recul de 20,5 % sur juillet-septembre. Sur l’ensemble de 2007, l’activité de la construction résidentielle a reculé de 16,9 %, sa plus mauvaise performance depuis 1982. Parallèlement, les statistiques montrent une persistance des tensions inflationnistes : l’indice de base des prix à la consommation PCE, qui exclut l’énergie et l’alimentation, et qui est l’un des baromètres les plus suivis par la Fed, affiche une hausse de 2,7 % en rythme annuel au quatrième trimestre, plus forte qu’attendu, après +2,0 % au troisième. Il s’agit de la plus forte hausse trimestrielle depuis un an et demi. Signes de faiblesse de la consommation Pour Kevin Flanagan, stratège obligataire de la banque d’investissement Morgan Stanley à New York, les chiffres publiés hier ne sont pas de bon augure pour 2008. « Cela n’assure pas une bonne base pour le PIB du premier trimestre (pour lequel) nous nous attendons à un chiffre négatif », dit-il. L’un des facteurs qui ont pesé sur le PIB au quatrième trimestre est la diminution de 3,4 milliards de dollars en rythme annuel des stocks des entreprises, après une hausse de 30,6 milliards sur le trimestre précédent. Cette inversion de tendance représente à elle seule plus d’un point de pourcentage de croissance en moins sur octobre-décembre. La consommation des ménages, qui assure à elle seule plus de deux tiers de la croissance aux États-Unis, s’est relativement bien maintenue fin 2007, affichant une croissance de 2 % en rythme annuel, après +2,8 % sur le trimestre précédent. Mais la croissance des dépenses de consommation sur l’ensemble de 2007 ressort à 2,9 % seulement, le chiffre le plus bas enregistré depuis 2003, traduisant l’impact de plus en plus marqué sur la confiance des ménages et leurs dépenses de la baisse des prix immobiliers et des marchés financier.
Les États-Unis, première puissance économique mondiale, ont vu leur croissance ralentir fortement au quatrième trimestre et tomber, sur l’ensemble de 2007, à son plus bas niveau depuis cinq ans, la crise de l’immobilier et du crédit se répercutant au fil des mois sur l’ensemble de l’activité.
Selon les premières estimations publiées hier par le département du Commerce, le produit intérieur brut (PIB), qui mesure la production globale de biens et de services sur le territoire américain, n’a augmenté que de 0,6 % en rythme annuel sur la période octobre-décembre, un chiffre inférieur aux attentes, et de 2,2 % sur l’ensemble de l’année, la croissance la plus faible depuis celle de 1,6 % enregistrée en 2002.
Le coup de frein de la fin de l’année, s’il se confirme, risque donc fort de nourrir les...