Les ventes dans l’ancien sont reparties à la baisse en décembre aux États-Unis, au terme d’une année de crise pour l’immobilier marquée par le premier recul des prix en près de 40 ans.
Les reventes de logements existants ont baissé de 2,2 % en décembre par rapport à novembre, pour tomber à 4,89 millions seulement (en rythme annuel), a annoncé hier le groupement national des agents immobiliers (NAR).
La baisse a concerné toutes les régions, s’est accompagnée d’un fort repli des prix médians (-6 % sur un an) et a touché aussi bien les maisons individuelles que les appartements.
C’est donc une déception pour les analystes qui espéraient un regain de l’activité après la stabilisation notée en novembre.
« Nous tournons la page de ce qui a peut-être été la pire année pour l’immobilier depuis la grande dépression », a estimé l’économiste indépendant Joel Naroff. « Entre la baisse des prix et l’écroulement des ventes, la situation est déprimante », a-t-il ajouté.
Le bilan 2007 n’incite pas à l’enthousiasme : les ventes ont plongé de 12 % par rapport à 2006, accusant leur seconde année de baisse consécutive.
Et les prix ont baissé pour la première fois depuis 1968, date à laquelle la NAR a commencé à compiler ses statistiques, avec un recul de 1,4 % à 218 100 dollars.
En fait, il faut sans doute remonter à la dépression des années 30 pour retrouver une baisse des prix, a souligné Lawrence Yun, économiste de la NAR.
La question est à présent de savoir jusqu’où l’immobilier américain va s’enfoncer.
Pour Patrick Newport de Global Insight, il faudra sans doute des mois avant que les ventes ne repartent à la hausse. Et « compte tenu du nombre énorme de logements sur le marché, les prix vont continuer à baisser », selon lui.
Les professionnels du secteur se sont voulus prudents.
La baisse des ventes de décembre a été modeste, « ce qui indique peut-être qu’un rebond est proche », a estimé M. Yun. Mais « les ventes continueront de rester faibles au premier trimestre, voire au deuxième », a-t-il ajouté.
Ce rapport est publié alors que les analystes redoutent une entrée en récession de l’économie américaine, mise à mal par la crise de l’immobilier et les perturbations sur les marchés financiers.
Face à ces craintes de récession, les responsables politiques et monétaires ont multiplié les initiatives ces derniers jours.
Le président George W. Bush a proposé vendredi dernier un plan de relance de plus de 140 milliards de dollars, qui pourrait, selon les médias, faire l’objet d’un accord très prochainement avec le Congrès. Associant baisses d’impôts pour les particuliers et remises fiscales pour les entreprises, ce plan vise à donner un électrochoc à l’économie.
De son côté, la Banque centrale a abaissé en urgence son taux directeur de trois quarts de point mardi, après la chute des Bourses mondiales la veille, en invoquant l’assombrissement des perspectives économiques aux États-Unis.
Mais cette action spectaculaire ne suffira peut-être pas, selon les analystes.
« Compte tenu de la faiblesse persistante de l’immobilier résidentiel et des risques pesant sur les dépenses de consommation et l’investissement des entreprises après la détérioration des marchés financiers, la Fed va sans doute continuer à résolument assouplir sa politique monétaire », affirme Rishi Sondhi, de RBC.
« Nous tablons sur une baisse d’un demi-point lors de la prochaine réunion », les 29 et 30 janvier, ajoute-t-il.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Les ventes dans l’ancien sont reparties à la baisse en décembre aux États-Unis, au terme d’une année de crise pour l’immobilier marquée par le premier recul des prix en près de 40 ans.
Les reventes de logements existants ont baissé de 2,2 % en décembre par rapport à novembre, pour tomber à 4,89 millions seulement (en rythme annuel), a annoncé hier le groupement national des agents immobiliers (NAR).
La baisse a concerné toutes les régions, s’est accompagnée d’un fort repli des prix médians (-6 % sur un an) et a touché aussi bien les maisons individuelles que les appartements.
C’est donc une déception pour les analystes qui espéraient un regain de l’activité après la stabilisation notée en novembre.
« Nous tournons la page de ce qui a peut-être été la pire année pour l’immobilier depuis la...