Le blocus israélien de la bande de Gaza, même allégé, continuait hier de susciter des protestations à travers le monde. Une porte-parole du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a averti que la bande de Gaza est confrontée à un risque d’« effondrement total » de ses infrastructures. Les mesures prises dans le cadre de ce blocus « ont un énorme coût humain et nous avons demandé à Israël de lever immédiatement toutes les mesures de représailles », a dit devant la presse Dorothea Krimitsas. « La population se retrouve otage de ce conflit » et souffre de ses « graves » conséquences, les hôpitaux devant notamment faire face à un manque de fournitures et d’électricité, a ajouté Mme Krimitsas. Les inquiétudes du CICR sont partagées par l’Unicef, l’agence des Nations unies pour l’enfance, et l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Des déclarations qui interviennent alors que le coordinateur humanitaire de l’ONU dans les territoires palestiniens déclarait hier que les Palestiniens traversent une « crise généralisée de pauvreté qui s’accroît ». « De manière générale, nous avons (…) une augmentation du chômage, une détérioration des conditions de vie et des atteintes à grande échelle contre la dignité des Palestiniens », a affirmé Maxwell Gaylard, lors d’une conférence de presse à l’occasion du lancement de « l’appel humanitaire » pour 2008 en faveur des territoires palestiniens. L’appel aux donateurs internationaux pour l’année 2008, qui s’élève à 462 millions de dollars, vise à « répondre aux besoins de base de la population palestinienne » et constitue « le plus grand appel d’urgence humanitaire jamais lancé et le troisième dans le monde après le Soudan et la République démocratique du Congo », précise l’ONU. En 2007, l’appel aux donateurs avait atteint 426 millions de dollars.
Parallèlement, des manifestations rassemblant des milliers de personnes ont ainsi eu lieu hier au Liban, au Soudan et au Yémen. Le président yéménite Ali Abdallah Saleh a, par ailleurs, appelé à la tenue début février au Caire d’un sommet arabe extraordinaire sur « la situation douloureuse en Palestine ». De son côté, le roi Abdallah II de Jordanie a jugé « inacceptables, la poursuite de l’agression et du bouclage israéliens de Gaza », estimant qu’ils ne « servaient pas les efforts de paix », dans une conversation téléphonique avec M. Moubarak, selon un communiqué du palais royal. À Damas, le vice-président syrien Farouk el-Chareh et l’émissaire russe Alexandre Saltanov ont évoqué « le massacre israélien à Gaza et le blocus », selon l’agence syrienne SANA. « L’agression israélienne contre Gaza réduit les chances de paix », a dit M. Chareh.
Les ministres des Affaires étrangères du dialogue 5+5 regroupant cinq pays d’Europe et les cinq pays du Maghreb (France, Italie, Espagne, Portugal, Malte, Libye, Tunisie, Algérie, Maroc et Mauritanie) se sont également déclarés « vivement préoccupés » par le bouclage de Gaza dans un communiqué publié hier à Rabat.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Le blocus israélien de la bande de Gaza, même allégé, continuait hier de susciter des protestations à travers le monde. Une porte-parole du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a averti que la bande de Gaza est confrontée à un risque d’« effondrement total » de ses infrastructures. Les mesures prises dans le cadre de ce blocus « ont un énorme coût humain et nous avons demandé à Israël de lever immédiatement toutes les mesures de représailles », a dit devant la presse Dorothea Krimitsas. « La population se retrouve otage de ce conflit » et souffre de ses « graves » conséquences, les hôpitaux devant notamment faire face à un manque de fournitures et d’électricité, a ajouté Mme Krimitsas. Les inquiétudes du CICR sont partagées par l’Unicef, l’agence des Nations unies pour l’enfance, et...