Kabbani et Kabalan mettent en garde contre l’internationalisation
le 18 janvier 2008 à 00h00
Le mufti de la République, cheikh Mohammad Rachid Kabbani, et le vice-président du Conseil supérieur chiite, cheikh Abdel Amir Kabalan, ont tous les deux appelé à une solution libanaise à la crise, mettant en garde contre une internationalisation du problème.
Devant une délégation de l’ordre des journalistes, présidée par M. Melhem Karam, le mufti Kabbani a été jusqu’à dire que le Liban était « victime de ses fils ». « Il est nécessaire de rejeter la violence au niveau des positions politiques, qui paralysent les solutions auxquelles aspirent les Libanais, les Arabes et le monde », a-t-il indiqué.
Appelant à un retour aux institutions, « parce que le chaos est généré par l’action hors de celles-ci », le mufti Kabbani a mis en garde contre « toute atteinte à l’accord de Taëf ». « La Constitution n’est pas un jouet et ceux qui appellent à un amendement de Taëf doivent cesser de le faire. Le coup d’État contre Taëf ne passera pas », a-t-il indiqué.
« L’internationalisation est exclue, elle conduira le Liban au pire et j’appelle à l’élection immédiate du général Michel Sleimane à la présidence de la République si nous voulons aboutir à une solution. Nous ne voulons pas que le président ait les mains liées par des conditions préalables. Nous voulons qu’il exerce ses prérogatives constitutionnelles complètes et qu’il soit un arbitre entre les Libanais », a souligné le mufti. « Assez de clowneries. Œuvrons tous ensemble pour le succès de l’initiative arabe », a poursuivi cheikh Kabbani.
S’adressant enfin à l’opposition, il a dit : « Le Liban doit avoir des relations étroites avec tous les pays du monde. Seul Israël est notre ennemi. Pourquoi les Libanais s’accusent-ils les uns les autres d’être dans les bras de tel ou tel État ? Le pays n’arrive plus à nous contenir pace que nous sommes sortis des institutions pour remplir les rues. »
De son côté, cheikh Abdel Amir Kabalan a appelé les Libanais « à déployer leurs efforts pour résoudre leurs conflits, à œuvrer dans le cadre de la Constitution, des lois et de l’éthique, à profiter de l’intérêt des Arabes pour le Liban et à répondre positivement à l’initiative arabe en l’appliquant dans le respect des droits de tous et du partenariat ».
« Nous ne sommes pas avec l’internationalisation, qui complique les choses et installe un climat de peur et de suspicion. Nous voulons que les Libanais trouvent eux-mêmes une solution à leurs problèmes », a-t-il ajouté.
Le mufti de la République, cheikh Mohammad Rachid Kabbani, et le vice-président du Conseil supérieur chiite, cheikh Abdel Amir Kabalan, ont tous les deux appelé à une solution libanaise à la crise, mettant en garde contre une internationalisation du problème.
Devant une délégation de l’ordre des journalistes, présidée par M. Melhem Karam, le mufti Kabbani a été jusqu’à dire que le Liban était « victime de ses fils ». « Il est nécessaire de rejeter la violence au niveau des positions politiques, qui paralysent les solutions auxquelles aspirent les Libanais, les Arabes et le monde », a-t-il indiqué.
Appelant à un retour aux institutions, « parce que le chaos est généré par l’action hors de celles-ci », le mufti Kabbani a mis en garde contre « toute atteinte à l’accord de Taëf ». « La Constitution...
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