Rechercher
Rechercher

Actualités

Controverse sur les circonstances de la mort de Benazir Bhutto

Dimanche, trois jours après l’attentat contre Benazir Bhutto, la controverse se poursuivait sur les circonstances exactes de sa mort. Si tout le monde s’entend sur le fait que son décès est le résultat d’un attentat perpétré par un kamikaze qui a ouvert le feu sur Mme Bhutto, avant de faire exploser la bombe qu’il portait sur lui, le parti de l’ex-Premier ministre pakistanaise et le gouvernement divergent sur les causes exactes de sa mort. La porte-parole de Benazir Bhutto a affirmé à l’AFP que l’opposante avait été touchée par une balle à la tête. « J’ai vu qu’elle avait une blessure par balle à l’arrière de la tête et une autre, causée par la sortie de la balle, de l’autre côté de la tête », a déclaré Sherry Rehman, assurant avoir lavé le corps avant l’enterrement. Le gouvernement estime, pour sa part, que Benazir Bhutto a été tuée par un choc à la tête en heurtant le levier du toit ouvrant de son véhicule. « Nous sommes prêts à exhumer le corps de Benazir Bhutto pour enquête si son parti le souhaite », a déclaré samedi le porte-parole du ministère de l’Intérieur, Javed Cheema. Autre fait troublant, alors que le gouvernement fait référence a une autopsie, le veuf de Benazir Bhutto a affirmé hier avoir refusé au gouvernement une autopsie de son épouse après sa mort et a réclamé une enquête de l’ONU sur son « assassinat ». « J’ai choisi de ne pas donner la permission d’effectuer une autopsie. J’ai vécu assez longtemps dans ce pays pour savoir comment les choses sont menées », a-t-il déclaré à la presse. Il n’a en revanche pas précisé s’il avait répondu à la proposition samedi du gouvernement de faire exhumer le corps mis en terre vendredi pour couper court à une polémique sur les causes exactes du décès. « C’est ridicule (...) c’est une tentative pour déguiser la vérité », a déclaré Mme Rehman suite aux dires du gouvernement. « On a demandé aux responsables de l’hôpital de changer leur version, ils n’ont pas donné le rapport original » de l’autopsie, a-t-elle accusé. « Le plus important n’est pas de savoir ce qui l’a tuée, une balle, l’explosion ou autre chose, mais bien qui l’a tuée », a insisté le porte-parole du ministère de l’Intérieur, ajoutant que son pays n’avait pas besoin d’aide étrangère pour l’enquête. Le Parti du peuple pakistanais (PPP) que dirigeait Benazir Bhutto, principal mouvement de l’opposition, accuse en outre le pouvoir du président Pervez Musharraf de l’avoir « tuée » en lui refusant une sécurité appropriée alors qu’elle faisait l’objet de menaces « précises ». Elle avait été la cible, le 18 octobre, d’un double attentat-suicide à Karachi, le plus meurtrier de l’histoire du pays, avec 139 morts. Pour le gouvernement, l’attentat porte la marque d’el-Qaëda. Il y a « une preuve irréfutable » que le réseau d’Oussama Ben Laden « tente de déstabiliser le Pakistan », selon M. Cheema. Chef présumé d’el-Qaëda au Pakistan, Baïtullah Mehsud a toutefois démenti samedi être à l’origine de la tragédie. « Il n’est pas impliqué dans cet attentat », a déclaré à l’AFP un de ses porte-parole, le maulana Omar, dénonçant « un complot du gouvernement, de l’armée et des services de renseignements » pakistanais. Le ministère pakistanais de l’Intérieur affirme que les services de renseignements ont intercepté un appel téléphonique dans lequel Mehsud félicitait un de ses hommes après l’attentat et indiquait l’endroit où il se trouvait dans les zones tribales du nord-ouest du Pakistan.
Dimanche, trois jours après l’attentat contre Benazir Bhutto, la controverse se poursuivait sur les circonstances exactes de sa mort. Si tout le monde s’entend sur le fait que son décès est le résultat d’un attentat perpétré par un kamikaze qui a ouvert le feu sur Mme Bhutto, avant de faire exploser la bombe qu’il portait sur lui, le parti de l’ex-Premier ministre pakistanaise et le gouvernement divergent sur les causes exactes de sa mort.
La porte-parole de Benazir Bhutto a affirmé à l’AFP que l’opposante avait été touchée par une balle à la tête. « J’ai vu qu’elle avait une blessure par balle à l’arrière de la tête et une autre, causée par la sortie de la balle, de l’autre côté de la tête », a déclaré Sherry Rehman, assurant avoir lavé le corps avant l’enterrement. Le gouvernement...