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Actualités - Chronologie

Les communautés chrétiennes célèbrent Noël envers et contre tous

La grande tension politique n’a pas empêché les communautés chrétiennes de fêter Noël, mardi. Pour l’occasion, des messes ont été célébrées à travers le pays. À Bkerké, présidant la messe de Noël, le patriarche Nasrallah Sfeir a indiqué que « Dieu est plus proche de nous que nous le sommes nous-mêmes, et qu’il ne nous reste plus qu’à Le découvrir au fond de nous et à L’écouter. Mais nous ne pouvons L’écouter que si nous faisons taire les voix du monde qui nous assourdissent ». Et de conclure en souhaitant aux Libanais d’heureuses fêtes de Noël, priant pour que le Liban retrouve la stabilité, l’essor, la tranquillité et la paix. L’archevêque grec-catholique de Beyrouth, Mgr Youssef Kallas, célébrant la messe à l’église Saint-Jean-Chrysostome, rue de Damas, a déploré que la fête de Noël soit vécue avec « une immense frustration » par la communauté chrétienne, vu la situation dans le pays. Il a observé que la pauvreté se répand de plus en plus et que l’Église peine à répondre aux besoins de tous les nécessiteux, alors que la vie n’en finit pas de renchérir. Dénonçant l’émigration qui sépare les familles et les proches, il a condamné « la paralysie et la pourriture à tous les niveaux, social, politique et administratif ». Il n’a pas épargné la classe politique, constatant qu’elle s’est empêtrée dans « des conflits sans fin », déplorant que ses dirigeants « se livrent à des calculs mesquins, chacun suivant ses intérêts personnels, intérieurs pour certains, extérieurs pour d’autres ». Mgr Kallas a surtout mis en garde contre les risques de chaos, d’effondrement généralisé, résultant des manœuvres politiques. Évoquant le vide au niveau de la présidentielle et la paralysie au niveau du Parlement, du Conseil des ministres et de la justice, il a déploré « que nous en soyons arrivés au point de mettre en doute la Constitution ». Et d’observer que les problèmes de ce pays multiconfessionnel, qui fait la fierté de ses fils, ne peuvent être résolus que « par l’entente et la patience ». Et ce, « même si la patience risque parfois de mener à certains échecs ponctuels, car il est préférable de perdre des positions pour faire gagner nos frères plutôt que de gagner des positions en faisant perdre nos frères », a-t-il conclu, tout en appelant à un sursaut de conscience nationale. C’est en la cathédrale Saint-Georges du centre-ville que l’archevêque maronite de Beyrouth, Mgr Boulos Matar, a célébré la messe de minuit. Il a insisté sur la nécessité pour les Libanais de réaliser que « leur salut est entre leurs mains et qu’ils n’ont d’autre choix que d’unifier leurs rangs ». Évoquant le multiconfessionnalisme qui constitue le tissu social du Liban, l’archevêque maronite a rappelé que « cette particularité découle d’une volonté commune de vivre ensemble, prise il y a plusieurs centaines d’années. Mais aujourd’hui, c’est comme si nous étions devenus étrangers les uns aux autres », a-t-il observé, déplorant le manque de confiance et d’amour entre les Libanais. Par ailleurs, le métropolite grec-orthodoxe de Saïda, Tyr, Marjeyoun et Rachaya el-Wadi, Mgr Élias Kfoury, a célébré une messe en l’église Saint-Georges de Marjeyoun. Il a indiqué que « la nation attend que l’on se sacrifie pour elle, et non pas que l’on fasse ses propres intérêts à ses dépens ». Également à Marjeyoun, l’archevêque Georges Haddad des grecs-catholiques a prié et espéré que règnent la justice et le respect des droits de l’homme dans le pays.
La grande tension politique n’a pas empêché les communautés chrétiennes de fêter Noël, mardi. Pour l’occasion, des messes ont été célébrées à travers le pays. À Bkerké, présidant la messe de Noël, le patriarche Nasrallah Sfeir a indiqué que « Dieu est plus proche de nous que nous le sommes nous-mêmes, et qu’il ne nous reste plus qu’à Le découvrir au fond de nous et à L’écouter. Mais nous ne pouvons L’écouter que si nous faisons taire les voix du monde qui nous assourdissent ». Et de conclure en souhaitant aux Libanais d’heureuses fêtes de Noël, priant pour que le Liban retrouve la stabilité, l’essor, la tranquillité et la paix.
L’archevêque grec-catholique de Beyrouth, Mgr Youssef Kallas, célébrant la messe à l’église Saint-Jean-Chrysostome, rue de Damas, a déploré que la fête de...