Marché de l’immobilier
2007, l’année des paradoxes
le 27 décembre 2007 à 00h00
L’année écoulée a eu son lot de drames avec la guerre de Nahr el-Bared, la reprise des attentats et des assassinats. En marge, la crise politique qui perdure depuis des mois a entraîné une dégradation du secteur économique du pays.
Dans ce contexte, le bilan du marché immobilier au cours des 12 derniers mois peut apparaître paradoxal : les prix des appartements ont augmenté, bien que sujet à de nombreuses fluctuations, l’appétit des clients est bien réel et les demandes pour l’investissement foncier sont très soutenues.
Malgré les crises, les prix ont augmenté de 15 à 20 % à Beyrouth. Les raisons évoquées sont principalement liées à la hausse de l’euro et des coûts de construction (acier, main-d’œuvre et salaire des ingénieurs).
La demande et l’appétit des clients ont, en quelque sorte, « joué au yoyo » en fonction des tensions politiques, communautaires et politiques. La clientèle locale souffre devant la montée des prix alors que son pouvoir d’achat reste inchangé. Les investissements des ressortissants arabes sont plus volatils et affectés par la situation sécuritaire du pays. Heureusement, les Libanais expatriés qui recherchent un pied-à-terre maintiennent leur intérêt et leur demande.
Côté chiffre, le nombre de transactions est en hausse de 29 % (de janvier à septembre) par rapport à 2006. Par contre, le volume des ventes n’a augmenté que de 11 %. Le constat est simple et rapide : la taille des appartements achetés est de plus en plus réduite. En d’autres termes, la demande est de plus en plus ciblée sur les logements de 100 à 250 m2. À l’opposé, les appartements de très haut standing ont été affectés principalement au centre-ville où de nombreux projets affichent un taux de vente quasi identique depuis plus de 18 mois. Heureusement, certains immeubles de luxe à Achrafieh et à Ras Beyrouth où les prix d’un 10e étage équivalent à peine à celui d’un 1er étage au centre-ville s’en tirent beaucoup mieux.
Pour le foncier, le marché regorge de parcelles à vendre, mais les plus belles et les mieux placées avec un fort potentiel se raréfient. Cette spécificité encourage la hausse des prix. Actuellement, il y a deux types de demandes :
– Les promoteurs cherchent toujours à accroître leur portefeuille. Ayant une solide réputation, ils restent très actifs sur le marché, quitte à commencer de nouveaux projets plus tard.
– Les investisseurs qui cherchent à placer leur argent dans le foncier persuadés que le risque d’une dévaluation future est minime. De plus, la chute du dollar a incité des investisseurs à se tourner vers des solutions de placements dans le foncier.
Sur le plan commercial, les paradoxes sont énormes. D’un côté, une partie du centre-ville est devenue une zone sinistrée avec ses dizaines de boutiques et terrasses fermées. De l’autre, l’année 2007 a vu le retour en force de Hamra. Injustement boudé dans le passé, le quartier séduit de plus en plus. Les commerçants et les restaurateurs ont enfin compris les opportunités d’être implantés dans une zone qui malgré la concurrence des autres centres gardent un potentiel considérable. Les loyers y sont en progression de 5 à 10 %.
En coopération avec RAMCO
Tél.: 01-349910
L’année écoulée a eu son lot de drames avec la guerre de Nahr el-Bared, la reprise des attentats et des assassinats. En marge, la crise politique qui perdure depuis des mois a entraîné une dégradation du secteur économique du pays.
Dans ce contexte, le bilan du marché immobilier au cours des 12 derniers mois peut apparaître paradoxal : les prix des appartements ont augmenté, bien que sujet à de nombreuses fluctuations, l’appétit des clients est bien réel et les demandes pour l’investissement foncier sont très soutenues.
Malgré les crises, les prix ont augmenté de 15 à 20 % à Beyrouth. Les raisons évoquées sont principalement liées à la hausse de l’euro et des coûts de construction (acier, main-d’œuvre et salaire des ingénieurs).
La demande et l’appétit des clients ont, en quelque sorte, « joué...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.