Lyon et Nancy, renvoyés dos à dos (1-1) samedi, ont réussi à maintenir un semblant de suspense pour la deuxième partie de la saison à l’issue de la 19e journée, la dernière des matches allers, qui a vu la confirmation du réveil de Marseille et l’apparition surprise de Caen aux premières places.
Avec seulement quatre points d’écart entre le leader lyonnais et son dauphin nancéien, les jeux sont loin d’être faits pour la course au titre de champion même si Lyon et sa pléthore d’internationaux possèdent un avantage psychologique certain du haut de leurs six couronnes consécutives.
Pour mesurer la différence entre l’OL cuvée 2007-08 et le précédent millésime, il suffit d’ailleurs de se rappeler que le club de Jean-Michel Aulas avait l’année dernière 15 points d’avance sur son second, Lens, à mi-championnat.
Mais depuis cette date, Lyon a vu s’envoler à l’étranger trois de ses cadres (Abidal, Malouda, Tiago) et perdu deux pions essentiels de sa défense sur blessure (Coupet, Cris). D’où un début de saison moins flamboyant marqué par quatre défaites.
Toute la question est de savoir jusqu’à quand Nancy tiendra le rythme infernal qui est le sien et continuera à faire jeu égal avec le sextuple champion de France, comme il l’a fait sur la pelouse gelée du stade Marcel-Picot.
En cas de défaillance nancéienne, Bordeaux est déjà prêt à endosser l’habit du dauphin. Les troupes de Laurent Blanc, vainqueurs in extremis à Sochaux (1-0) et solides troisièmes, reviennent à deux longueurs et mettent la pression sur une formation lorraine qui vient tout de même d’enchaîner cinq rencontres d’affilée sans succès.
Dans un championnat où les équipes à petit budget dament le pion aux grosses cylindrées, la dernière sensation du moment est caennaise. Les promus normands, 16es le 10 novembre et promis à un retour express en Ligue 2, sont devenus euphoriques.
Cinq victoires plus tard, les voilà aux portes du podium (4e) après avoir défait Strasbourg (2-0). Reste à savoir comment ils vont encaisser le probable départ de leur atout offensif n° 1, Yoan Gouffran, dont la signature au Paris-SG n’est plus qu’une question d’officialisation.
Marseille est peut-être justement en passe de réveiller une Ligue 1 en manque cruel d’équipes de renom. Même avec un secteur défensif décimé (blessures de Faty, Rodriguez et Givet, suspension de Cana), l’OM a poursuivi son ascension (11e), venant à bout du Mans (1-0) grâce à l’indispensable Niang, auteur de son 10e but de la saison et qui a définitivement éclipsé Cissé dans le cœur des supporteurs.
Le départ du Sénégalais pour la Coupe d’Afrique des nations (20 janvier, 10 février au Ghana) constituera la dernière chance pour l’international français de regagner un peu de crédit et surtout de retrouver une réussite qui le fuit en championnat depuis le 2 septembre. Le Stade rennais n’a, lui, pas encore regoûté au succès, mais l’arrivée de Guy Lacombe au poste d’entraîneur en remplacement de Pierre Dréossi a au moins permis aux Bretons de mettre fin, à Toulouse (0-0), à la spirale infernale de six défaites de rang.
À Metz, si rien n’est mathématiquement perdu, la situation est, elle, désespérée avec un 14e revers à Lorient (1-0) et un total famélique de 7 points, soit le plus faible total de l’histoire du championnat après les matches allers. Le couperet est donc tombé pour l’entraîneur Francis de Taddéo, limogé après avoir vécu les quatre premiers mois de la saison à la dernière place.
Dans le même temps, Auxerre, 15e, respire mieux et a mis fin à l’hémorragie (deux défaites d’affilée) face à Monaco (1-0). Dans la dernière rencontre de cette journée le Paris-SG a battu Saint-Étienne (1-0) au stade Geoffroy-Guichard.
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Avec seulement quatre points d’écart entre le leader lyonnais et son dauphin nancéien, les jeux sont loin d’être faits pour la course au titre de champion même si Lyon et sa pléthore d’internationaux possèdent un avantage psychologique certain du haut de leurs six couronnes consécutives.
Pour mesurer la différence entre l’OL cuvée 2007-08 et le précédent millésime, il suffit d’ailleurs de se rappeler que le club de Jean-Michel Aulas avait l’année dernière 15 points d’avance sur son second, Lens, à...