Dans une mise au point publiée hier, l’armée a mis en garde hier les médias contre toute tentative de l’impliquer dans les tiraillements politiques.
Voici le texte intégral de la mise en garde :
« 1- « Le pays se trouve dans une phase critique et beaucoup de rumeurs, d’analyses et de déductions circulent, dont certaines affectent, directement et indirectement, l’institution militaire, tentent de l’impliquer dans les tiraillements politiques et la détournent de son rôle national principal, qui consiste à défendre la patrie et la paix civile.
« À ce sujet, le commandement de l’armée souhaite clarifier ce qui suit :
« Le commandement de l’armée n’est absolument pas concerné par ce qui accompagne l’échéance présidentielle comme interprétations constitutionnelles, débats, conditions et conditions contraires émanant des uns et des autres au sujet de la reconstitution des institutions et de leurs futurs rapports. Il n’est pas non plus concerné par les campagnes médiatiques spontanées ou planifiées émanant de tel ou de tel camp, telle ou telle personnalité, qu’elles soient positives ou négatives, sachant que la position du commandement à l’égard de tous repose sur les constantes nationales et non sur des prises de position circonstancielles.
« 2- Les supputations lancées par certains au sujet de certains officiers qui pourraient être appelés à succéder au commandant en chef de l’armée, en les classant dans tel ou tel camp politique, reflètent une tentative ouverte d’impliquer l’armée dans les tiraillements politiques et de mettre en doute l’allégeance de ces officiers, pour ébranler l’unité de l’institution. Mais la solidité de l’allégeance de tous les militaires à leur institution n’est plus à prouver, en particulier en raison de ce que le Liban a vécu durant les années écoulées. C’est grâce à cette allégeance que l’armée a pu accomplir nombre de réalisations honorables, sauvegardant par là l’unité de la patrie et l’intégrité de ses institutions, empêchant quiconque d’en ébranler la sécurité et la stabilité.
« Le commandement de l’armée presse donc tous les médias, à quelque camp qu’ils appartiennent, à garder l’armée loin de tous les tiraillements et à s’élever au niveau de responsabilité qu’exige la sauvegarde de l’intérêt de la nation et des citoyens. »
Présentation au drapeau
Par ailleurs, une cérémonie de présentation au drapeau a été organisée hier à la caserne Mohammad Makki, à Baalbeck, au cours de laquelle le brigadier Charbel Bark, commandant de l’École militaire, a rappelé leurs devoirs aux soldats ayant achevé leur formation intensive : « Le peuple libanais tout entier place sa confiance aujourd’hui dans l’armée et se confie à elle pour sauver le Liban des crises successives qui le secouent. »
Évoquant l’attentat contre le général François el-Hajj, le brigadier a affirmé que « les ennemis de la patrie ont oublié que toutes les fois qu’un de ses martyrs tombe, l’armée en sort mieux trempée pour faire face aux dangers et défis qu’elle affronte ».
Signalons pour finir que le commandant en chef de l’armée, le général Michel Sleimane, a reçu hier une délégation parlementaire du Hezbollah, un certain nombre de ministres actuels et passés, des députés, le directeur du bureau de l’OLP au Liban ainsi que le ministre d’État britannique pour les Affaires du Moyen-Orient, Kim Hoyles, avec lequel il s’est entretenu de la tâche de la force d’observation de la frontière nord et de la situation à Nahr el-Bared. Enfin, le général Sleimane a reçu M. Geir Pedersen, représentant au Liban du secrétaire général de l’ONU.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Dans une mise au point publiée hier, l’armée a mis en garde hier les médias contre toute tentative de l’impliquer dans les tiraillements politiques.
Voici le texte intégral de la mise en garde :
« 1- « Le pays se trouve dans une phase critique et beaucoup de rumeurs, d’analyses et de déductions circulent, dont certaines affectent, directement et indirectement, l’institution militaire, tentent de l’impliquer dans les tiraillements politiques et la détournent de son rôle national principal, qui consiste à défendre la patrie et la paix civile.
« À ce sujet, le commandement de l’armée souhaite clarifier ce qui suit :
« Le commandement de l’armée n’est absolument pas concerné par ce qui accompagne l’échéance présidentielle comme interprétations constitutionnelles, débats, conditions et conditions...