Colombie
Les FARC vont libérer l’assistante d’Ingrid Betancourt
le 19 décembre 2007 à 00h00
La guérilla colombienne des FARC a donné l’ordre de libérer un groupe d’otages, parmi lesquels figure Clara Rojas, ex-collaboratrice d’Ingrid Betancourt, selon un communiqué publié hier par l’agence de presse cubaine Prensa Latina.
Les rebelles colombiens des FARC ont annoncé qu’ils remettraient trois de leurs otages, dont Clara Rojas, au président vénézuélien Hugo Chavez, a rapporté hier l’agence de presse cubaine Prensa Latina citant un communiqué de la guérilla. Outre la directrice de campagne d’Ingrid Betancourt, enlevée en sa compagnie en février 2002, les FARC annoncent que son fils Emmanuel, conçu et né en détention, ainsi que Consuelo Gonzalez, une ancienne parlementaire colombienne aux mains de la guérilla depuis 2001, seront également libérés. Les Forces armées révolutionnaires de Colombie précisent que l’ordre de leur libération a été donné et que les otages seront remis à Chavez ou à toute personne désignée par le président vénézuélien.
La guérilla colombienne présente sa décision comme un geste de « réparation » envers les familles des otages à la suite de la décision du président colombien Alvaro Uribe de mettre fin à la médiation de Chavez, poursuit l’agence cubaine. Le communiqué, signé par le secrétariat des FARC, précise que « l’ordre de les libérer en Colombie a été donné ». Uribe avait mandaté en août Chavez et la sénatrice colombienne Piedad Cordoba pour mener une médiation avec les FARC pour tenter d’obtenir la libération des otages. Le président colombien a mis fin à cette mission le mois dernier, accusant Chavez d’avoir outrepassé son mandat et donné trop de visibilité politique du FARC.
La détention de Betancourt et de sa directrice de campagne suscite une vive émotion en France, où le président Nicolas Sarkozy s’est largement impliqué dans le dossier. Astrid Betancourt, sœur d’Ingrid, a estimé hier que l’annonce de la libération par les FARC de proches de la Franco-Colombienne confortait le rôle du président vénézuélien Hugo Chavez.
À l’Élysée, on n’a cependant fait « aucun commentaire pour le moment ». Hervé Marro, président du comité de soutien à Ingrid Betancourt en France, a appelé pour sa part le président colombien Alvaro Uribe à faire un geste à la hauteur de celui des FARC. « On a un geste de bonne volonté des FARC, c’est ce qu’on attendait depuis longtemps », a-t-il dit à Reuters. Dans ce contexte et dans un communiqué envoyé hier à l’agence de presse cubaine Prensa Latina., les FARC ont qualifié d’ « inacceptable la zone de rencontre » proposée par le président colombien Alvaro Uribe pour engager des négociations sur un échange d’otages.
Les rebelles considèrent comme « improvisée » la proposition d’une « zone de rencontre » pour « dialoguer avec ce menteur de haut-commissaire colombien pour la paix (Carlos) Restrepo dans des lieux éloignés, clandestins et inhospitaliers, dans un délai de 30 jours ». Dans ce communiqué en sept points, les FARC insistent à nouveau sur la nécessité de démilitariser les municipalités de Florida et Pradera pendant une période de 45 jours, préalablement à tout accord humanitaire. Le 7 décembre, le gouvernement colombien avait annoncé la création « d’une zone de rencontre » pour négocier avec les FARC l’échange dit humanitaire entre 500 guérilleros et un groupe de 45 otages.
La guérilla colombienne des FARC a donné l’ordre de libérer un groupe d’otages, parmi lesquels figure Clara Rojas, ex-collaboratrice d’Ingrid Betancourt, selon un communiqué publié hier par l’agence de presse cubaine Prensa Latina.
Les rebelles colombiens des FARC ont annoncé qu’ils remettraient trois de leurs otages, dont Clara Rojas, au président vénézuélien Hugo Chavez, a rapporté hier l’agence de presse cubaine Prensa Latina citant un communiqué de la guérilla. Outre la directrice de campagne d’Ingrid Betancourt, enlevée en sa compagnie en février 2002, les FARC annoncent que son fils Emmanuel, conçu et né en détention, ainsi que Consuelo Gonzalez, une ancienne parlementaire colombienne aux mains de la guérilla depuis 2001, seront également libérés. Les Forces armées révolutionnaires de...
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