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L’opposition appelle à se rallier autour de l’armée

L’assassinat du général François el-Hajj a suscité une vague d’indignation dans les milieux politiques de tous bords, notamment dans les cercles de l’opposition qui y ont vu une tentative flagrante d’ébranler l’armée. De nombreuses personnalités ayant stigmatisé l’attentat ont en outre estimé que cet odieux crime devrait pousser les hommes politiques à s’élever au-dessus de leurs divisions pour régler la crise institutionnelle et élire un président de la République. Le CPL, dont le bureau d’information a violemment dénoncé l’attentat de Baabda, a appelé ses partisans à participer massivement aux obsèques du général el-Hajj, demain vendredi, en la basilique Notre-Dame de Harissa. Il a en outre appelé à une fermeture des écoles et des universités ce jour-là. Au niveau des partis, le Hezbollah, Amal et le Tachnag ont appelé les Libanais à se solidariser et à se rallier autour de l’armée. Ils ont souligné la nécessité d’une action « sérieuse et constructive, en vue d’une entente politique qui sauverait le pays des calculs mesquins permettant aux fauteurs de troubles et aux criminels d’aggraver la crise ». Les Marada se sont interrogés sur le timing de l’attentat « alors que le général el-Hajj était pressenti pour succéder au général Michel Sleimane à la tête de l’armée », alors que le Baas a estimé que le crime « constitue une réponse aux positions prises par le général Sleimane, lundi, au Liban-Sud ». Au niveau des personnalités, l’ancien président Émile Lahoud a jugé que « la situation restera instable tant que les criminels restent libres », estimant que ces derniers essaient « de faire exécuter leur complot ». « Nous remarquons qu’après chaque attentat, ils inventent quelque chose et exigent son application. L’auteur des assassinats est celui qui veut la perte du pays. Lorsqu’on m’avait interrogé sur le point de savoir qui était l’ennemi du Liban, j’avais répondu : l’islamisme et Israël », a déclaré le général Lahoud, dans une interview à la chaîne satellitaire al-Jazira. L’ancien chef d’État a par ailleurs appelé le commandant en chef de l’armée pour lui présenter ses condoléances. L’ancien président de la Chambre, Hussein Husseini, a mis en garde contre le maintien du vide institutionnel « parce qu’une plaie ouverte attire toutes sortes de maladies et de dangers ». De son côté, l’ancien Premier ministre Nagib Mikati a exhorté les responsables de revenir à leur conscience pour sauver le pays, les appelant à être « à la hauteur du martyre du général François el-Hajj ». Karamé accuse Israël L’ancien chef de gouvernement, Omar Karamé, a salué le patriotisme du responsable militaire assassiné, et rendu Israël responsable de son assassinat, après avoir rappelé que le Mossad lui avait fait exploser sa voiture à Rmeich. « L’armée libanaise considère Israël comme un ennemi. Aussi les soupçons pèsent-ils sur ce service de renseignements. Il n’y a pas d’autre explication à cet assassinat, à moins qu’on ne veuille brouiller l’échéance présidentielle », a-t-il dit, au moment où le député Ibrahim Kanaan soulignait qu’« une entente interlibanaise constitue le seul bouclier contre les tentatives visant à ébranler le pays et son armée et à paralyser ses institutions constitutionnelles ». Il a invité la majorité à tendre la main à l’opposition « en vue de la réédification d’un État et non pas d’un pouvoir ». Abondant dans le même sens, M. Ghassan Moukheiber a invité les hommes politiques à « s’élever au niveau de la gravité de la situation afin de surmonter les obstacles constitutionnels et politiques et de pourvoir sans tarder à la vacance au niveau de la présidence de la République, par l’élection du commandant en chef de l’armée, le général Michel Sleimane, avant de former un gouvernement national reflétant la participation réelle au pouvoir ». M. Élias Skaf a jugé pour sa part que les assassins ont accompli à travers l’attentat ce qu’ils n’avaient pas réussi à faire sur les champs de bataille. L’assassinat du général François el-Hajj a été également dénoncé par l’ancien ministre Yaacoub Sarraf, et par de nombreux députés.
L’assassinat du général François el-Hajj a suscité une vague d’indignation dans les milieux politiques de tous bords, notamment dans les cercles de l’opposition qui y ont vu une tentative flagrante d’ébranler l’armée. De nombreuses personnalités ayant stigmatisé l’attentat ont en outre estimé que cet odieux crime devrait pousser les hommes politiques à s’élever au-dessus de leurs divisions pour régler la crise institutionnelle et élire un président de la République. Le CPL, dont le bureau d’information a violemment dénoncé l’attentat de Baabda, a appelé ses partisans à participer massivement aux obsèques du général el-Hajj, demain vendredi, en la basilique Notre-Dame de Harissa. Il a en outre appelé à une fermeture des écoles et des universités ce jour-là.
Au niveau des partis, le Hezbollah,...