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Banque mondiale Réunion décisive à Berlin pour financer l’aide aux pays pauvres

Le fonds de la Banque mondiale qui aide les pays les plus pauvres réunit ses donateurs jeudi et vendredi à Berlin, « avec pour ambition de collecter un montant record, supérieur à 32,5 milliards de dollars », a-t-on indiqué de source proche des négociations. Créée en 1960, l’Association internationale de développement (AID) accorde des dons et des crédits à taux zéro aux pays dont les habitants gagnent moins de 2 dollars par jour. De bonnes nouvelles sont à attendre de la campagne en cours, a-t-on indiqué de même source. D’abord, l’arrivée de cinq nouveaux donateurs, à savoir Chypre, l’Égypte, l’Estonie, la Lettonie et la Lituanie. Et surtout, la possibilité de voir s’y ajouter la Chine, grand rival des institutions multilatérales, qu’elle court-circuite de plus en plus en distribuant directement, et sans condition, son aide, notamment en Afrique. Par ailleurs, l’appel lancé fin octobre par le nouveau président de la Banque mondiale, Robert Zoellick, en faveur d’une ouverture du club des donateurs au secteur privé a, semble-t-il, déjà été entendu. « Deux entreprises japonaises nous ont approchés », ajoute-t-on. Les montants discutés ne dépassent pas au total 400 000 dollars, mais « la grande nouvelle, c’est plutôt l’aspect symbolique de la chose, plutôt que le financement lui-même ». Même si la campagne en cours s’annonce sous de bons auspices, rien n’est encore joué, précise cette même source. Cette levée de fonds, lancée à Paris en mars, intervient en effet dans un contexte difficile pour l’association et sa maison-mère. Le champ d’action de l’AID est vaste. Or la tendance est aujourd’hui aux aides ciblées sur des causes précises et à l’assistance bilatérale, plus facile à manœuvrer politiquement. Deux des trois plus gros contributeurs de l’AID, les États-Unis et le Japon, sont en outre pénalisés par la dépréciation relative de leur monnaie qui rend chaque effort plus coûteux. Enfin, la collecte est plus laborieuse qu’autrefois, à cause de la fragmentation des donateurs.
Le fonds de la Banque mondiale qui aide les pays les plus pauvres réunit ses donateurs jeudi et vendredi à Berlin, « avec pour ambition de collecter un montant record, supérieur à 32,5 milliards de dollars », a-t-on indiqué de source proche des négociations. Créée en 1960, l’Association internationale de développement (AID) accorde des dons et des crédits à taux zéro aux pays dont les habitants gagnent moins de 2 dollars par jour.
De bonnes nouvelles sont à attendre de la campagne en cours, a-t-on indiqué de même source. D’abord, l’arrivée de cinq nouveaux donateurs, à savoir Chypre, l’Égypte, l’Estonie, la Lettonie et la Lituanie. Et surtout, la possibilité de voir s’y ajouter la Chine, grand rival des institutions multilatérales, qu’elle court-circuite de plus en plus en distribuant directement, et...