Climat
À Bali, les pays émergents
se montrent peu coopératifs
le 08 décembre 2007 à 00h00
Les participants à la conférence de Bali sur le climat sont de plus en plus pessimistes sur les chances de voir les pays en développement, tels que la Chine, accepter de diminuer leurs émissions de gaz à effet de serre.
«Rien n’a été écarté », a assuré Yvo de Boer, secrétaire des Nations unies en charge des changements climatiques, lors de la conférence qui réunit en Indonésie jusqu’au 14 décembre les représentants de 190 pays. « Les engagements contraignants de la part des pays en développement n’ont pas été écartés, mais risquent de l’être », a-t-il déclaré à propos des chances de voir les pays émergents accepter de limiter leurs émissions de gaz à effet de serre.
La conférence vise à lancer les négociations en vue d’un nouvel accord devant succéder au protocole de Kyoto, qui expire en 2012. Les délégués doivent à la fois convaincre les pays riches, comme les États-Unis ou le Japon, qui souhaitent voir les pays en développement lutter davantage contre le réchauffement, et les États comme la Chine ou l’Inde, qui entendent être payés pour de tels efforts. La plupart des pays riches sont d’accord sur le fait qu’il est encore trop tôt pour attendre des pays en développement qu’ils limitent leurs émissions, a ajouté M. de Boer. Les émissions de gaz à effet de serre atteignent en Chine quatre tonnes par habitant, contre vingt tonnes par habitant aux États-Unis.
Les pays émergents sont nombreux à dire qu’ils pourront, au mieux, ralentir la hausse de leurs émissions, et demandent en échange des assistances technologiques et des aides financières. Lors d’une réunion ce week-end en marge de la conférence, les ministres du Commerce débattront de la proposition de l’UE et des États-Unis de diminuer les tarifs douaniers sur les technologies « vertes ». « Nous pensons que c’est une bonne proposition », a déclaré Artur Runge-Metzger, responsable des questions climatiques au sein de l’Union européenne. « Ils auront certainement une discussion fructueuse à ce propos. » Pour M. de Boer, une réorientation massive des investissements mondiaux est nécessaire. Un rapport publié par l’ONU en août indique que des investissements de 200 à 210 milliards de dollars (136 à 143 milliards d’euros) dans les énergies renouvelables et nucléaire seront nécessaires en 2030 pour limiter les émissions de gaz. Le secrétaire de l’ONU au climat a salué l’attitude « constructive » de la Chine, qui cherche à réduire la quantité de gaz à effet de serre émis par unité de PIB, ainsi qu’à développer la part des énergies renouvelables.
Les participants à la conférence de Bali sur le climat sont de plus en plus pessimistes sur les chances de voir les pays en développement, tels que la Chine, accepter de diminuer leurs émissions de gaz à effet de serre.
«Rien n’a été écarté », a assuré Yvo de Boer, secrétaire des Nations unies en charge des changements climatiques, lors de la conférence qui réunit en Indonésie jusqu’au 14 décembre les représentants de 190 pays. « Les engagements contraignants de la part des pays en développement n’ont pas été écartés, mais risquent de l’être », a-t-il déclaré à propos des chances de voir les pays émergents accepter de limiter leurs émissions de gaz à effet de serre.
La conférence vise à lancer les négociations en vue d’un nouvel accord devant succéder au protocole de Kyoto, qui expire en...
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