Kabalan appelle à l’abrogation de l’article 49 de la Constitution
le 03 décembre 2007 à 00h00
Le vice-président du Conseil supérieur chiite, Abdel-Amir Kabalan, a appelé hier à l’abrogation de l’article 49 de la Constitution, ce qui permettra « d’élire un président de consensus qui a fait ses preuves dans les domaines politique, national et sécuritaire » et « de mener le Liban vers le salut ». Dans une déclaration, cheikh Kabalan a insisté sur la nécessité d’organiser la présidentielle pour épargner aux Libanais « un vide mortel ». S’adressant aux autorités politiques et religieuses, il a affirmé que « l’intérêt du Liban l’emporte sur tous les intérêts privés ». « Nous devons coopérer et nous faire confiance les uns les autres », a-t-il souligné appelant à relancer le dialogue « à l’ombre d’un discours politique national unificateur » pour œuvrer « sérieusement » à sortir le pays du confessionnalisme et des intérêts politiques étroits. Par ailleurs, le Conseil supérieur chiite s’est étonné que le secrétariat du patriarcat lie le vide à la première magistrature à la démission des ministres chiites. Dans un communiqué publié samedi, il a souligné que le président de l’Assemblée nationale, Nabih Berry, a « suivi les directives » du cardinal Nasrallah Sfeir et « a choisi de sa liste le nom qui était le plus proche du patriarche ».
Soulignant que toutes les Constitutions du monde accordent aux députés le droit d’expression à travers le boycott, le texte a estimé que le « ton accusateur » du communiqué de Bkerké contribue à créer une ambiance qui encourage à renverser les choses et à « dépasser le rôle de la communauté chiite », une chose que le Conseil « ne permettrait pas ». Et de conclure en insistant sur la nécessité d’organiser la présidentielle dans les plus brefs délais.
De son côté, Sélim Aoun, député du Bloc parlementaire du changement et de la réforme, a estimé qu’il serait erroné de « rendre l’opposition responsable du vide à la présidence de la République », soulignant que la responsabilité tombe plutôt sur ceux « qui se comporteront après l’élection comme ils le font aujourd’hui, en marginalisant les chrétiens ». Remarquant que la voie est ouverte pour que le commandant en chef de l’armée soit élu à la première magistrature, M. Aoun a souligné que « l’initiative du général Michel Aoun restitue aux chrétiens leurs droits ». Il a de même noté que « les chrétiens de l’Alliance du 14 Mars veulent traiter l’ensemble des chrétiens de la manière dont ils le sont ». « Mais on ne peut pas traiter avec nous de la sorte. C’est l’essence même du conflit. Nous ne voulons pas être des sbires à l’instar des chrétiens du 14 Mars », a-t-il conclu. Quant au Dr Sélim Salhab, également membre du Bloc parlementaire du changement et de la réforme, il a affirmé que « le message de Bkerké a été bien reçu ».
Le vice-président du Conseil supérieur chiite, Abdel-Amir Kabalan, a appelé hier à l’abrogation de l’article 49 de la Constitution, ce qui permettra « d’élire un président de consensus qui a fait ses preuves dans les domaines politique, national et sécuritaire » et « de mener le Liban vers le salut ». Dans une déclaration, cheikh Kabalan a insisté sur la nécessité d’organiser la présidentielle pour épargner aux Libanais « un vide mortel ». S’adressant aux autorités politiques et religieuses, il a affirmé que « l’intérêt du Liban l’emporte sur tous les intérêts privés ». « Nous devons coopérer et nous faire confiance les uns les autres », a-t-il souligné appelant à relancer le dialogue « à l’ombre d’un discours politique national unificateur » pour œuvrer « sérieusement » à sortir...
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