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Actualités - Opinion

L’opposition impose des conditions à l’élection de Michel Sleimane

Des sources diplomatiques arabes, européennes et étrangères accréditées à Beyrouth ont indiqué qu’elles n’étaient pas au courant de la décision de proposer une entente autour de la candidature du commandant en chef de l’armée, avant que certains députés de la majorité ne la rendent publique. D’autant qu’il s’est avéré que cette proposition émane du Premier ministre Fouad Siniora, du président du PSP Walid Joumblatt et du chef du Courant du futur, Saad Hariri, qui s’opposaient naguère avec ténacité à la candidature de Michel Sleimane, ont-elles également souligné. Ces sources ont donc aussitôt pris rendez-vous avec Michel Sleimane qui leur a confirmé la véracité des informations diffusées par les médias au sujet de sa candidature et leur a exposé les lignes directrices de son programme électoral. Ces diplomates ont ainsi informé leurs gouvernements respectifs que Michel Sleimane est le candidat consensuel de l’unanimité, et qu’il n’y aura pas d’obstacles majeurs à son élection, d’autant qu’il n’est concurrencé par aucun candidat et qu’aucune partie n’a manifesté d’opposition à sa candidature. Toutefois, certaines questions doivent être résolues afin de permettre la tenue de l’élection présidentielle vendredi prochain, d’après ces sources. En effet, en vertu de la Loi fondamentale, le gouvernement doit préparer un projet d’amendement de la Constitution, et le soumettre au Parlement, après avoir reçu une pétition cosignée par dix députés réclamant un amendement de l’article 49. Or l’opposition refuse de reconnaître la légitimité du cabinet Siniora. Et bien que le ministre démissionnaire Mohammad Fneich ait laissé entendre que les ministres de l’opposition pourraient réintégrer le gouvernement, il a toutefois conditionné leur retour à l’annulation de toutes les décisions prises par le Conseil des ministres. Il est néanmoins évident que cette condition n’est guère facile à remplir, d’autant que de nombreuses décisions sont difficilement révocables, comme la nomination de certains fonctionnaires ou le transfert de ressources à certains ministères, par exemple. Les sources précitées ont également noté que l’opposition refuse que le député Saad Hariri soit nommé Premier ministre, réclame une minorité de blocage au sein du prochain gouvernement et demande à être d’ores et déjà informée du nom du successeur de Michel Sleimane à la tête de l’armée. De son côté, la majorité rejette ces revendications qui visent, selon elle, à entraver l’élection de Michel Sleimane et considère que le veto contre la succession de Saad Hariri à Fouad Siniora lui donne le droit de s’opposer à la reconduction du mandat de Nabih Berry à la présidence de la Chambre. Khalil FLEYHANE
Des sources diplomatiques arabes, européennes et étrangères accréditées à Beyrouth ont indiqué qu’elles n’étaient pas au courant de la décision de proposer une entente autour de la candidature du commandant en chef de l’armée, avant que certains députés de la majorité ne la rendent publique. D’autant qu’il s’est avéré que cette proposition émane du Premier ministre Fouad Siniora, du président du PSP Walid Joumblatt et du chef du Courant du futur, Saad Hariri, qui s’opposaient naguère avec ténacité à la candidature de Michel Sleimane, ont-elles également souligné.
Ces sources ont donc aussitôt pris rendez-vous avec Michel Sleimane qui leur a confirmé la véracité des informations diffusées par les médias au sujet de sa candidature et leur a exposé les lignes directrices de son programme...