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Actualités - Chronologie

Déjeuner annuel de l’AFEL demain, samedi Simone Wardé lance un appel au volontariat

Ne jamais baisser les bras devant la misère. Telle est la devise de Simone Wardé, présidente de l’Association du Foyer de l’enfant libanais (AFEL). L’association, qui fête cette année son 31e anniversaire, invite tous ses amis à son déjeuner annuel qui aura lieu, demain, samedi, à 13 heures, à l’École hôtelière de Dékouané. Fondée par un groupe de laïcs en pleine guerre en 1976, l’AFEL s’est, depuis, occupée de l’enfant et de sa famille. Aujourd’hui, l’association poursuit son action prenant en charge 500 enfants de 220 familles, améliorant leurs conditions de vie, leur offrant même un nouvel avenir. Mme Wardé travaille dans le volontariat depuis soixante ans sans jamais baisser les bras, sans se décourager. « Vivre c’est agir, Yalla ! » dit-elle, répétant la phrase de sœur Emmanuelle. Pour elle, comme pour tous les membres de l’AFEL, il est interdit de rester indifférent à la misère. Quelle que soit la situation, il faut poursuivre le travail, être solidaire des autres. « Il y a tellement à faire au Liban, qu’aucune ONG ne pourra s’en sortir en travaillant seule », indique Mme Wardé, insistant sur le volontariat et la solidarité. « Tout le monde peut donner un tant soit peu de son temps pour aider les miséreux autour de lui », dit-elle.  Elle souligne qu’il y a quelque temps, les employés d’AXA avaient passé une journée à l’AFEL. Ils étaient venus avec une conteuse, Nisrine Ojeil, qui a raconté aux enfants l’histoire des courgettes. Depuis, les enfants de l’externat de Sin el-Fil – qui accueille les petits et les jeunes après leur retour de l’école et jusqu’à la nuit tombée, leur assurant un repas chaud, des répétiteurs pour les leçons et les devoirs quotidiens, et des loisirs – veulent que des histoires leur soient contées. Mme Wardé lance encore un appel au volontariat, soulignant que l’on n’a pas besoin d’une spécialisation spécifique pour être volontaire. Il suffit de donner un peu de son temps. La présidente de l’association souligne que « l’AFEL fait face à une misère énorme, sans précédent », mettant en cause la crise économique et le chômage, auquel font face beaucoup de pères de famille. Elle évoque dans ce contexte deux cas récents qui se sont présentés à l’AFEL : un garçon de huit ans, victime de sévices de son propre père qui éteignait les mégots de cigarettes sur sa peau fragile, et un autre garçon du même âge qui avait été puni par son père qui lui a pincé le sexe avec une pince à linge. Les deux enfants se trouvent actuellement à l’internat de Jouar, relevant de l’association. Évoquant les activités qui ont eu lieu au cours de cette année, la présidente de l’association indique que l’AFEL a pris part, à travers sa secrétaire générale Amale Bassil, à un congrès aux Émirats arabes unis ayant pour thème « la prise en charge des enfants maltraités ». Ce thème ainsi que celui du travail précoce des enfants est très cher à l’AFEL, qui lutte dans ce cadre depuis des années. L’AFEL a été la première ONG au Liban à mettre en place un service de remise à niveau, ce qu’on appelle aussi un centre de rattrapage scolaire, à Rachiine et à Bourj-Hammoud. Elle devrait s’agrandir prochainement d’un nouveau centre. Depuis qu’elle a été fondée en 1976, l’AFEL, qui aide l’enfant et sa famille, a changé la vie de centaines de personnes. Au cours de l’année dernière, grâce au travail de l’AFEL, six familles ont été réhabilitées. Elles ont atteint leur autonomie financière, elles se prennent en charge et assurent les besoins de leurs enfants. Deux pères de famille ont fait une cure de désintoxication. Deux pères de famille sont revenus de l’étranger après avoir délaissé femmes et enfants. Quatre mères et deux pères de famille ont trouvé un travail stable. Enfin, un jeune garçon, suivi par un psychiatre pour harcèlement sexuel de la part de son père adoptif, a terminé sa cure avec de très bons résultats. À l’occasion de son déjeuner annuel, l’AFEL lance un appel au volontariat à toutes les personnes qui désirent donner de leur temps aux enfants victimes de la misère. Vos dons sont aussi les bienvenus. Vous pouvez verser vos donations aux numéros de comptes suivants : BNPI, Achrafieh, compte numéro 12824900186, BEMO, Dora, compte numéro 03003273661. Vous pouvez également contacter les numéros suivants : +961 1 481690 et +961 1 485066. Pat. K.
Ne jamais baisser les bras devant la misère. Telle est la devise de Simone Wardé, présidente de l’Association du Foyer de l’enfant libanais (AFEL). L’association, qui fête cette année son 31e anniversaire, invite tous ses amis à son déjeuner annuel qui aura lieu, demain, samedi, à 13 heures, à l’École hôtelière de Dékouané.
Fondée par un groupe de laïcs en pleine guerre en 1976, l’AFEL s’est, depuis, occupée de l’enfant et de sa famille. Aujourd’hui, l’association poursuit son action prenant en charge 500 enfants de 220 familles, améliorant leurs conditions de vie, leur offrant même un nouvel avenir.
Mme Wardé travaille dans le volontariat depuis soixante ans sans jamais baisser les bras, sans se décourager. « Vivre c’est agir, Yalla ! » dit-elle, répétant la phrase de sœur Emmanuelle....