Le sélectionneur des Pays-Bas, Marco Van Basten, a certes qualifié son équipe pour l’Euro 2008 mais d’une manière tellement laborieuse qu’il en a perdu l’amour du public et une partie du crédit que lui accordaient les médias néerlandais.
« Aux Pays-Bas, le résultat seul ne suffit pas, il faut aussi la manière. Notre football est normalement synonyme de spectacle », expliquait l’ancien sélectionneur Louis Van Gaal samedi soir après le succès poussif (1-0) mais suffisant face au modeste Luxembourg.
Son opinion est la même que celle d’une grande partie des supporteurs bataves qui ont sifflé leurs favoris samedi, comme ils l’avaient copieusement fait un mois auparavant face à la Slovénie (2-0).
En 11 matches de qualification, les « Oranje » n’ont inscrit que 14 buts. Une misère pour cette équipe qui possède en ses rangs des joueurs de la trempe de Ruud Van Nistelrooy, Ryan Babel, Robin Van Persie, Dirk Kuyt, Rafael Van der Vaart, Wesley Sneijder ou Klas-Jan Huntelaar. Une misère car les adversaires (Roumanie, Bulgarie, Albanie, Slovénie, Belarus et Luxembourg) ne sont pas des ténors du football continental.
« Les “Oranje” vont à l’Euro, mais le sélectionneur a perdu son crédit », titrait dès après le match de samedi l’agence de presse néerlandaise ANP, pourtant réputée modérée dans ses critiques à l’encontre de Van Basten.
Histoire de désamour
Mais comme la plupart des médias locaux, ANP constate qu’entre « San Marco » et le public, il y a désormais « une histoire de désamour qui a débuté lors du Mondial 2006 » que les Pays-Bas avaient quitté au stade des huitièmes de finale.
Sa tactique est contestée. Trop rigide et prévisible, disent les observateurs, même si, à la demande des joueurs, l’ancien buteur a désormais renoncé à son 4-3-3 pour un 4-4-2 plus classique. Ses conflits avec plusieurs cadres (Van Bommel, Van Nistelrooy, Davids, Seedorf) ont aussi fait la une des journaux. Marco n’est plus ce joueur romantique et adulé, ancien Ballon d’or, attaquant vedette de l’Ajax et de l’AC Milan, champion d’Europe avec les Pays-Bas en 1988.
Aux yeux de l’opinion, il est désormais un sélectionneur comme les autres, soumis aux critiques du (très) exigeant public néerlandais dont une grande partie le considère comme la marionnette de son ami et mentor Johan Cruyff.
Un sélectionneur hué à la fin des matches. Un sélectionneur dont certains réclament la tête au profit de Foppe de Haan, le sympathique entraîneur des Espoirs, brillants champions d’Europe l’été dernier.
Mais un sélectionneur qui estime aussi, à raison, que « rien n’est mal fait ».
« Les Pays-Bas sont qualifiés. Le groupe a du talent. Nous éprouvons certes des difficultés à marquer, mais je ne suis pas inquiet car nous nous créons beaucoup d’occasions », assurait-il samedi soir.
« Le noyau est jeune, mais je suis sûr que nous avons les atouts pour remporter l’Euro 2008 », assurait-il encore.
Mais sur le forum du site Internet du quotidien De Telegraaf, des dizaines de supporteurs en doutaient déjà hier matin. « Cette équipe-là n’a rien à faire en Suisse ou en Autriche », notaient plusieurs internautes.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Le sélectionneur des Pays-Bas, Marco Van Basten, a certes qualifié son équipe pour l’Euro 2008 mais d’une manière tellement laborieuse qu’il en a perdu l’amour du public et une partie du crédit que lui accordaient les médias néerlandais.
« Aux Pays-Bas, le résultat seul ne suffit pas, il faut aussi la manière. Notre football est normalement synonyme de spectacle », expliquait l’ancien sélectionneur Louis Van Gaal samedi soir après le succès poussif (1-0) mais suffisant face au modeste Luxembourg.
Son opinion est la même que celle d’une grande partie des supporteurs bataves qui ont sifflé leurs favoris samedi, comme ils l’avaient copieusement fait un mois auparavant face à la Slovénie (2-0).
En 11 matches de qualification, les « Oranje » n’ont inscrit que 14 buts. Une misère pour cette équipe...