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Le Parlement russe vote la suspension du traité FCE

Le Parlement russe a donné son feu vert hier à la suspension de la participation de la Russie au Traité sur les forces conventionnelles en Europe (FCE), ajoutant aux tensions russo-occidentales concernant l’équilibre militaire sur le Vieux Continent. Après la Douma (Chambre basse) le 7 novembre, le Conseil de la Fédération (Chambre haute) a approuvé le projet de loi « sur la suspension par la Fédération de Russie de l’application du Traité sur les forces conventionnelles en Europe ». Le président Vladimir Poutine, qui avait annoncé en juillet la décision russe de ne plus appliquer ses engagements dans le cadre du traité, a déjà signé un décret en ce sens. Moscou ne peut toutefois geler effectivement sa participation qu’à partir du 12 décembre, un délai d’attente de 150 jours devant être respecté à partir du moment où les autres pays signataires sont officiellement informés des intentions du pays sortant. Le traité FCE, un des textes-clés régissant la sécurité sur le Vieux Continent depuis la fin de la guerre froide, a été signé en 1990 par les pays de l’OTAN et du Pacte de Varsovie, un an avant la chute de l’URSS. Il limite les armements conventionnels (chars, pièces d’artillerie, avions de combat, etc.) et impose aux pays signataires des échanges réguliers d’informations et des procédures d’inspection. La Russie, mécontente du rapprochement de la présence militaire de l’OTAN de ses frontières et du projet de bouclier antimissile américain en Europe, va pouvoir s’affranchir au moins provisoirement de ces contraintes. Moscou peut toutefois encore changer d’avis et continuer à appliquer le FCE si les pays de l’OTAN ratifient une version révisée du traité adoptée en 1999, a rappelé le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, au cours du vote. L’OTAN a jugé toutefois « regrettable » le feu vert final du Parlement russe à la suspension du traité. « Toute mesure qui fait avancer le processus par lequel la Russie pourrait se retirer unilatéralement du traité est regrettable », a déclaré à l’AFP le porte-parole de l’OTAN, James Appathurai. Le traité FCE a été « adapté » en 1999 à Istanbul pour tenir compte de la disparition du bloc soviétique qui unissait la défense de l’URSS et des pays socialistes d’Europe de l’Est. Mais les pays de l’OTAN n’ont pas ratifié cette version révisée, en raison du maintien de troupes russes dans des régions séparatistes prorusses de Géorgie et de Moldavie, deux ex-républiques soviétiques. Un accord sur le réexamen du FCE est encore possible, a estimé le numéro deux de la commission des Affaires étrangères du Conseil de la fédération, Vassili Likhatchev. « Le ministre russe des Affaires étrangères, celui de la Défense et l’état-major ne perdent pas l’espoir que des contacts soient établis en vue de négociations sur le FCE. Les signaux reçus de l’étranger montrent qu’ils y réfléchissent à très haut niveau », a-t-il dit, cité par l’agence Ria-Novosti. Si elle devient effective, la suspension de la participation russe ne pourra être levée que par un décret du président.
Le Parlement russe a donné son feu vert hier à la suspension de la participation de la Russie au Traité sur les forces conventionnelles en Europe (FCE), ajoutant aux tensions russo-occidentales concernant l’équilibre militaire sur le Vieux Continent.

Après la Douma (Chambre basse) le 7 novembre, le Conseil de la Fédération (Chambre haute) a approuvé le projet de loi « sur la suspension par la Fédération de Russie de l’application du Traité sur les forces conventionnelles en Europe ». Le président Vladimir Poutine, qui avait annoncé en juillet la décision russe de ne plus appliquer ses engagements dans le cadre du traité, a déjà signé un décret en ce sens.
Moscou ne peut toutefois geler effectivement sa participation qu’à partir du 12 décembre, un délai d’attente de 150 jours devant être respecté à...