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Peine de mort L’Europe accusée de néocolonialisme à l’ONU

Une résolution appelant à l’instauration d’un moratoire sur la peine de mort, qui doit être soumise à l’Assemblée générale de Nations unies, a suscité la colère de nombreux pays qui accusent l’Union européenne d’imposer ses valeurs au détriment de celles des autres et taxent l’Europe de néocolonialisme. 87 pays, parmi lesquels des membres de l’Union européenne, mais également plus d’une dizaine d’États d’Amérique du Sud et 8 autres d’Afrique, avaient déposé un projet de résolution appelant à un moratoire sur l’application de la peine capitale. Le représentant de Singapour, cible fréquente des ONG de défense de droits de l’homme, a prévenu que cette idée « empoisonnerait l’atmosphère ». Les opposants à cette résolution, qui vont du Botswana aux Barbades, en passant par la Chine, l’Iran ou l’Égypte, soulignent que la peine de mort reste en vigueur dans plus d’une centaine de pays et que c’est un sujet qui relève uniquement du droit interne.
Une résolution appelant à l’instauration d’un moratoire sur la peine de mort, qui doit être soumise à l’Assemblée générale de Nations unies, a suscité la colère de nombreux pays qui accusent l’Union européenne d’imposer ses valeurs au détriment de celles des autres et taxent l’Europe de néocolonialisme. 87 pays, parmi lesquels des membres de l’Union européenne, mais également plus d’une dizaine d’États d’Amérique du Sud et 8 autres d’Afrique, avaient déposé un projet de résolution appelant à un moratoire sur l’application de la peine capitale. Le représentant de Singapour, cible fréquente des ONG de défense de droits de l’homme, a prévenu que cette idée « empoisonnerait l’atmosphère ». Les opposants à cette résolution, qui vont du Botswana aux Barbades, en passant par la Chine,...