L’amélioration de la gestion de l’eau, une nécessité
le 16 novembre 2007 à 00h00
Le sujet de l’eau a été largement abordé par l’étude régionale effectuée par l’économiste et ancien ministre Georges Corm pour le Plan bleu d’action pour la Méditerranée, qui s’est concentré particulièrement sur les investissements dans ce secteur et les résultats qui en ont découlé. L’auteur précise d’emblée que l’étude « a pour but d’examiner dans quelle mesure les financements apportés par la coopération internationale aux pays méditerranéens sont adaptés aux besoins de ces pays dans le secteur de l’eau, et conformes aux recommandations exprimées dans les divers sommets mondiaux ».
M. Corm constate que longtemps, les investissements dans ce domaine se sont concentrés sur les projets de grandes infrastructures (comme les barrages par exemple), réalisés en milieu urbain plutôt qu’en milieu rural, ainsi que sur un nombre restreint de pays. Il remarque également qu’une partie infime des financements a porté sur des projets relatifs à une meilleure conservation de l’eau, ou à la préservation de l’environnement sur les côtes. Ce qu’il a appelé la « gestion de la demande en eau » ne constitue toujours pas « une priorité dans la coopération internationale en faveur de ce secteur », et ce malgré un nombre important de projets ayant pour but d’améliorer la gestion institutionnelle du secteur de l’eau. Il a calculé que « les besoins méditerranéens annuels d’investissement dans le secteur de l’eau, pour atteindre les objectifs du millénaire, seraient de l’ordre de 1,6 milliard de dollars ». Et de poursuivre : « Tous les gouvernements donateurs et leurs organismes spécialisés de coopération affichent un désir certain d’augmenter leur aide au secteur de l’eau et de l’orienter vers une meilleure gestion et une conservation des ressources, ainsi que sur un plus grand accès des couches défavorisées de la population à l’eau potable. Toutefois, dans la réalité, les composantes majeures des projets de coopération dans le secteur de l’eau n’ont pas encore véritablement changé. (…) L’aide souffre d’une dispersion d’efforts, d’une fragmentation en petits programmes, d’une absence de données fiables et d’indicateurs de gestion. Deux grands rapports d’évaluation, l’un de la Banque mondiale en 2003, l’autre de la Banque européenne d’investissement en 2001, confirment ce diagnostic. (…) L’accent n’est mis sur la gestion de la demande que de façon accessoire. L’action sur l’offre reste encore une motivation prédominante. (…) Sur ce plan, il serait souhaitable que des efforts additionnels soient faits pour mieux individualiser la spécificité des problèmes de l’eau dans la région méditerranéenne et faire inscrire la gestion de la demande comme une priorité majeure de la coopération dans cette région du monde. »
Enfin, selon l’étude, « il devient urgent d’arrêter la pollution des nappes phréatiques du fait de l’absence ou de l’insuffisance criante du traitement des déchets solides ».
Le sujet de l’eau a été largement abordé par l’étude régionale effectuée par l’économiste et ancien ministre Georges Corm pour le Plan bleu d’action pour la Méditerranée, qui s’est concentré particulièrement sur les investissements dans ce secteur et les résultats qui en ont découlé. L’auteur précise d’emblée que l’étude « a pour but d’examiner dans quelle mesure les financements apportés par la coopération internationale aux pays méditerranéens sont adaptés aux besoins de ces pays dans le secteur de l’eau, et conformes aux recommandations exprimées dans les divers sommets mondiaux ».
M. Corm constate que longtemps, les investissements dans ce domaine se sont concentrés sur les projets de grandes infrastructures (comme les barrages par exemple), réalisés en milieu urbain plutôt...
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