Les Phéniciens à l’affiche
À l’affiche en ce moment dans une des plus grandes capitales du monde : les Phéniciens.
Oui, les Phéniciens, maîtres de l’alphabet et du commerce, sont à l’honneur à Paris ! Et nous, le sommes-nous ? Avons-nous des parrainages, des émissions en duplex avec les grandes télévisions du monde, des délégations, des représentants du Musée national de Beyrouth, des ambassades, des centres culturels ? On sait bien que le pays passe par une des crises les plus graves, mais quand même ! Tyr, Byblos, Sidon existent encore. Est-il impossible de concevoir des manifestations en relation avec l’Institut du monde arabe de Paris ? Et notre chère Union libanaise culturelle dans le monde, et nos écoles, universités, notre Chambre du commerce ?
Pourquoi ne pas profiter du 22 novembre pour se retrouver au cœur de Byblos, reine de l’alphabet, et organiser une grande manifestation couverte par les médias ?
André INGEA
Paris
Le mal est à l’intérieur
Les nombreuses réactions qui ont suivi la projection du fameux documentaire sur les gens de maison au Liban m’ont emplie d’une tristesse profonde. Sans m’arrêter sur la polémique suscitée, je voudrai cependant m’attarder sur le désarroi de toute une tranche de la population de mon pays qui n’arrête pas de se justifier en permanence. Dans les dîners, sur les blogs, dans les livres ou les journaux, on s’agite et on hurle notre attachement à notre pays. On explique les raisons qui nous poussent à ne pas partir. On se raccroche au moindre filet d’espoir. On jure de source sûre qu’en décembre, tout sera terminé. On essaie, vaille que vaille, d’aller travailler tous les jours. On fait des projets pour le jour où ce sera fini. On continue à commander des citernes d’eau, à payer des moteurs de quartier, à subir des centaines d’humiliations quotidiennes, à essayer de se frayer un chemin entre les différents chantiers qui empiètent sur nos routes et les diverses excavations qui détournent la circulation mais aussi la population de ses vrais problèmes. Tout un peuple est sur le quai en train de regarder le pays s’éloigner. Je crois qu’il n’y a plus de place aujourd’hui à la pudeur et aux faux-semblants. Au lieu de nous défendre bec et ongles contre des journalistes étrangers qui déforment notre réalité, mettons le même acharnement à combattre ceux qui déforment notre pays. Le mal est à l’intérieur, ne nous trompons pas de combat. L’humiliation, la vraie, n’est pas venue de Dominique Torrès ou autres, elle est quotidienne, véhiculée par certains Libanais qui, malheureusement, n’ont pas de vraie patrie. Les aberrations ne se situent pas dans les propos de tel ou tel média étranger, elles sont l’apanage de ceux qui ne se cachent même plus, persuadés que le peuple est imbécile, ignare et soumis. On en a vu de toutes les couleurs. Il est temps que certains soient définitivement dans le noir et qu’un arc-en-ciel se lève sur le Liban. On ne doit plus agir comme si on était imbécile, ignare et soumis. On n’a qu’un pays.
Tania Hadjithomas MEHANNA
À l’affiche en ce moment dans une des plus grandes capitales du monde : les Phéniciens.
Oui, les Phéniciens, maîtres de l’alphabet et du commerce, sont à l’honneur à Paris ! Et nous, le sommes-nous ? Avons-nous des parrainages, des émissions en duplex avec les grandes télévisions du monde, des délégations, des représentants du Musée national de Beyrouth, des ambassades, des centres culturels ? On sait bien que le pays passe par une des crises les plus graves, mais quand même ! Tyr, Byblos, Sidon existent encore. Est-il impossible de concevoir des manifestations en relation avec l’Institut du monde arabe de Paris ? Et notre chère Union libanaise culturelle dans le monde, et nos écoles, universités, notre Chambre du commerce ?
Pourquoi ne pas profiter du 22 novembre pour se...
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