La proportion de GI affectés
mentalement après l’Irak est sous-estimée
le 14 novembre 2007 à 00h00
Les problèmes psychologiques affectant les soldats américains plusieurs mois après leur déploiement en Irak sont largement sous-estimés lors du premier examen médical fait dès leur retour aux États-Unis, selon une étude des services psychiatriques de l’armée publiée hier. « Cette recherche montre que l’incidence des troubles mentaux chez les militaires américains revenant d’Irak, calculée sur la base des examens effectués immédiatement après la fin de leur déploiement, était très sous-estimée », écrit le Dr Charles Milliken du service de psychiatrie et de neurologie de l’Institut Walter Reed de l’armée, principal auteur de cette recherche.
Ces médecins ont découvert que les soldats font part de davantage de problèmes mentaux, tels que des états de stress posttraumatique, de dépressions graves ou d’abus d’alcool, durant une deuxième évaluation faite de trois à six mois après leur retour. Ils estiment que l’accroissement des problèmes psychiatriques constaté plusieurs mois après le retour d’Irak sont dus à de nouveaux symptômes non présents lors du premier examen.
Sur les 88 235 combattants ayant subi le premier examen médical en revenant d’Irak, 3 925 (4,4 %) se sont vu prescrire des soins psychiatriques comparativement à 10 288 (11,7 %) lors d’examens médicaux similaires faits plusieurs mois après, précisent l’étude parue dans le Journal of the American Medical Association (JAMA) daté du 14 novembre. La fréquence des conflits relationnels, notamment familiaux, a été multipliée par quatre entre le premier et le deuxième examen médical, précise l’étude. Très fréquemment, ces anciens combattants en Irak font aussi part de problèmes d’alcoolisme, mais très peu se sont vu prescrire des traitements. Les réservistes souffrent davantage que les soldats d’active car ils ne bénéficient pas d’un soutien psychologique en retournant à la vie civile.
Le Dr Milliken souligne par ailleurs que les résultats de cette recherche montre l’importance pour le système de soins militaire de disposer de davantage de ressources pour intervenir plus tôt avant que ces soldats puissent être traités avant qu’ils ne quittent l’uniforme. Selon des chiffres compilés par l’AFP, la guerre en Irak a fait plus de 3 800 morts depuis 2003 et plus de 20 000 blessés.
Les problèmes psychologiques affectant les soldats américains plusieurs mois après leur déploiement en Irak sont largement sous-estimés lors du premier examen médical fait dès leur retour aux États-Unis, selon une étude des services psychiatriques de l’armée publiée hier. « Cette recherche montre que l’incidence des troubles mentaux chez les militaires américains revenant d’Irak, calculée sur la base des examens effectués immédiatement après la fin de leur déploiement, était très sous-estimée », écrit le Dr Charles Milliken du service de psychiatrie et de neurologie de l’Institut Walter Reed de l’armée, principal auteur de cette recherche.
Ces médecins ont découvert que les soldats font part de davantage de problèmes mentaux, tels que des états de stress posttraumatique, de dépressions graves ou...
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