Wahhab : L’échéance présidentielle s’éloigne de plus en plus
le 13 novembre 2007 à 00h00
Au lendemain du discours incendiaire du secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, le chef des Marada, Sleimane Frangié, a reçu l’ancien député Wi’am Wahhab, qu’il a retenu à déjeuner.
Comme on peut s’y attendre, répondant aux questions des journalistes, Wahhab a posé comme conditions à un consensus sur la présidence un accord sur le président, le gouvernement, la sécurité, la justice et une nouvelle loi électorale.
« Un consensus acceptable devrait porter sur toutes ces questions », a-t-il précisé, avant de redire que l’opposition n’a qu’un seul candidat à la présidence de la République, en l’occurrence le général Michel Aoun.
« Le général Aoun, a ajouté M. Wahhab, représente la scène chrétienne (...) point à la ligne. »
Pessimiste, l’ancien ministre a ajouté toutefois que « l’échéance présidentielle s’éloigne de nous de plus en plus ». Il en a fait assumer la responsabilité aux États-Unis, qui encouragent la majorité à se montrer intransigeante.
Et de préciser : « S’ils n’acceptent pas le général Michel Aoun, je ne vois aucun mal à ce qu’on attende quelques mois. Nous gérerons le vide constitutionnel et puis nous verrons. »
M. Wahhab parie par ailleurs sur le fait qu’il n’y aura pas de liste de candidats établie par le patriarche maronite. « C’est ce que le patriarche m’a affirmé il y a quelques jours, de crainte que ce qui s’est produit par le passé ne se répète et que l’on ne tienne pas compte de son avis », a-t-il insisté.
Le discours de M. Wahhab était plus vague sur la « gestion du vide » auquel il a fait état : « C’est au président Lahoud de juger, il prendra une mesure constitutionnelle qui forcera le président Siniora à rentrer chez lui. »
Wahhab a par ailleurs fait l’éloge de la position française, affirmant qu’elle est « positive ».
« Les Français sont parvenus à un dialogue très avancé avec la Syrie (...) mais on ne sait pas l’ampleur de l’influence qu’ils pourront avoir sur les États-Unis. »
« Nous irons jusqu’au bout, nous relèverons le défi, nous verrons bien qui finira par l’emporter », a conclu l’ancien ministre.
Au lendemain du discours incendiaire du secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, le chef des Marada, Sleimane Frangié, a reçu l’ancien député Wi’am Wahhab, qu’il a retenu à déjeuner.
Comme on peut s’y attendre, répondant aux questions des journalistes, Wahhab a posé comme conditions à un consensus sur la présidence un accord sur le président, le gouvernement, la sécurité, la justice et une nouvelle loi électorale.
« Un consensus acceptable devrait porter sur toutes ces questions », a-t-il précisé, avant de redire que l’opposition n’a qu’un seul candidat à la présidence de la République, en l’occurrence le général Michel Aoun.
« Le général Aoun, a ajouté M. Wahhab, représente la scène chrétienne (...) point à la ligne. »
Pessimiste, l’ancien ministre a ajouté...
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